Le Canada est le dernier pays en date à se joindre au boycott diplomatique des JO de Pékin en février prochain. Plus tôt cette semaine, les États-Unis, l’Australie et le Royaume-Uni ont également annoncé boycotter diplomatiquement les prochains Jeux d’hiver en raison des violations des droits humaines commises par la Chine, notamment envers les Ouïghours dans la région du Xinjiang.

 

Le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, a déclaré que son gouvernement était « extrêmement préoccupé » par les « violations répétées des droits humains » commises par le gouvernement chinois. Justin Trudeau a également affirmé que le Canada exprimait clairement sa position sur la Chine depuis des années et que cette annonce ne devrait donc surprendre personne.

Le Premier ministre britannique, Boris Johnson, a déclaré mercredi 8 décembre que le Royaume-Uni suivrait l’exemple des États-Unis en annonçant « effectivement » un boycott diplomatique. Boris Johnson a indiqué qu’aucun de ses ministres ni aucun fonctionnaire ne devrait se rendre aux JO de Pékin en février 2022.

Les États-Unis ont été le premier pays à annoncer un boycott diplomatique des JO de Pékin, lundi 6 décembre. La porte-parole de la Maison-Blanche, Jen Psaki, a déclaré qu’aucun représentant officiel du gouvernement américain n’accompagnerait l’équipe olympique américaine aux Jeux. Selon Jen Psaki, le « génocide en cours » et les « crimes contre l’humanité » au Xinjiang empêchent le gouvernement américain de participer aux JO de Pékin.

Mercredi 8 décembre, le Premier ministre australien, Scott Morrison, a déclaré aux journalistes que son pays n’enverrait que des athlètes aux JO de Pékin. Aucun représentant officiel ne sera présent en raison des « violations des droits humains commises par la Chine au Xinjiang » et « de nombreux autres problèmes. »

Le boycott diplomatique ne concerne que les représentants officiels. Les athlètes de tous les pays sont autorisés à participer aux JO de Pékin.

Les autorités chinoises ont qualifié ces décisions de boycott diplomatiques de « manœuvres et de manipulations politiques ». Selon le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Zhao Lijian, cela va à l’encontre de la charte olympique. Le gouvernement chinois a nié les accusations de génocide au Xinjiang. En mars dernier, une enquête indépendante menée par un groupe de réflexion non partisan de Washington D.C. a trouvé des preuves « claires et convaincantes » que le gouvernement chinois viole chacune des dispositions de la Convention des Nations unies sur le génocide.

Est-ce que d’autres pays rejoindront le mouvement ? La France a laissé entendre que l’Union européenne (UE) pourrait également lancer un boycott diplomatique collectif. Le bureau du président français a publié une déclaration indiquant que les pays de l’UE sont préoccupés par la situation au Xinjiang et souhaitent « se coordonner au niveau européen. »

La Chine fait l’objet de nombreuses critiques de la part de la communauté internationale concernant le traitement que le pays réserve aux Ouïghours. Les sanctions se multiplient dans le monde entier contre la Chine. Par ailleurs, les autorités américaines s’opposent à la Chine sur l’indépendance de Hong Kong. En effet, une loi sur la sécurité nationale met en danger les manifestants pro-démocratie sur l’île. Enfin, les États-Unis s’opposent aux tentatives de la Chine d’assimiler le peuple tibétain.

 

Article traduit de Forbes US – Auteure : Carlie Porterfield

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