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Après un an d’absence pour cause de pandémie, le festival de Cannes retrouvait tout son glamour pour sa 74e édition. Présentation du jury, montée des marches, remise d’une palme d’or d’honneur pour son immense carrière à Judy Foster, projection d’Annette de Léos Carax en ouverture ; tout était réuni pour pour un nouveau départ. 

La foule a répondu présent, malgré la chaleur écrasante, ce mardi 6 juillet, pour l’ouverture de la 74e édition du festival de Cannes. Après l’année blanche imposée par la crise sanitaire, l’inquiétude quant à la tenue de l’événement était compréhensible. Alors qu’il devait se dérouler du 11 au 22 mai, les organisateurs du festival avaient annoncé son report du 6 juillet au 17 juillet 2021. Pour garantir son bon déroulement, un protocole nouveau a été mis en place : chaque participant non-vacciné doit se soumettre à un test PCR toutes les 48 heures, et il est nécessaire de passer par une plateforme de réservation en ligne pour s’inscrire aux séances. 

Il est aux alentours de 18H30 quand le président du jury, Spike Lee, costume et lunettes rose fuchsia monte les marches en compagnie des autres membres : le cinéaste brésilien Kleber Mendonça Filho, la comédienne et productrice française Mélanie Laurent, l’acteur révélé à Cannes en 2009 Tahar Rahim, la réalisatrice franco-sénégalaise Mati Diop, l’acteur sud-coréen Song Kang-ho, la chanteuse Mylène Farmer, l’actrice, productrice, scénariste, réalisatrice américaine Maggie Gyllenhaal et la réalisatrice autrichienne Jessica Hausner

 

Cérémonie d’ouverture et déjà une première récompense 

Sur scène, l’actrice et maîtresse de cérémonie, Doria Tillier s’adonne au périlleux exercice du discours d’ouverture. Pour chauffer l’ambiance d’une salle pleine dont le thermostat est déjà dans le rouge, elle utilise le second degré pour aborder “la magie du cinéma” et les milliers d’heures de travail “qu’il y a derrière et qu’on ne voit pas”. 

Peu après, le Grand Théâtre Lumière rend un vibrant hommage à Jodie Foster, couronnée d’une palme d’or d’honneur pour son immense carrière de plus de 50 ans. C’est le cinéaste espagnol Pedro Almodovar qui lui remet la récompense honorifique, 47 ans après sa première montée des marches pour Taxi Driver (1976). Le discours de l’actrice et réalisatrice américaine pourrait tromper quiconque ne connaît pas le monument, tant son français est irréprochable. 

So, may we start ? 

C’est ensuite au tour du cinéaste sud-coréen Bong Joon-Ho, lauréat de la palme d’or en 2019 avec Parasite, de monter sur scène. Il explique être revenu à Cannes, alors qu’il écrivait son prochain film, sur invitation du délégué général, Thierry Frémaux. “Pourquoi moi ? Pour faire lien en 2019 et aujourd’hui” avant d’ajouter “mais en vous voyant tous, j’ai l’impression qu’il n’y a pas eu de rupture”. Il invite Jodie Foster, Pedro Almodovar et Spike Lee à la rejoindre pour déclarer ensemble, en anglais, espagnol, coréen et français, la cérémonie “ouverte”.  

“So may we start” ? La chanson des Sparks ouvre magistralement la projection de l’ouverture Annette, comédie musicale signée Léos Carax, avec comme tête d’affiche Adam Driver et Marion Cotillard. Une fois la projection terminée, le public réserve une standing-ovation au cinéaste français et à son équipe. Le réalisateur de Holy Motors, ému, s’autorise même à fumer une cigarette dans l’enceinte du palais. Il est rapidement rejoint par Adam Driver, qui souffle la fumée vers la caméra, plongée sur lui. Une scène inattendue qui lance une bonne fois pour toute la 74e édition du festival de Cannes.

De notre envoyé spécial à Cannes, Théodore Laurent

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