Les premières cargaisons d’aide médicale britannique sont arrivées en Inde, submergée par une seconde vague ravageuse. Le pays manque de matériel pour endiguer la propagation des contaminations et l’augmentation des morts.

Le ministre des affaires étrangères indien a confirmé la réception de 100 ventilateurs et 95 concentrateurs d’oxygène. Le Haut-Commissariat britannique a indiqué que d’autres envois auront lieu cette semaine. 

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L’aide française arrivera en fin de semaine. Cette “opération de solidarité” prévoit la livraison de huit unités de production médicale par générateur, permettant d’alimenter en oxygène médical jusqu’à 10 000 patients sur une journée, ainsi que 28 aspirateurs et des conteneurs d’oxygène. Les Etats-Unis se sont engagés à fournir une aide d’urgence et l’Union européenne a promis une “assistance” à l’Inde.  

L’OMS qualifie la situation sanitaire de “plus que déchirante » dans ce pays qui comptait pourtant 9 000 cas quotidiens au début du mois de février. Ce nombre paraissait insignifiant rapporté au 1,4 milliards d’habitants du pays, et laissait entrevoir une sortie de crise. New Delhi exportait et offrait même des millions de doses de vaccins. Cependant, les scientifiques mettaient déjà en garde contre toute forme d’optimisme prématuré et contre le relâchement des mesures de protection. 

Sauf que relâchement il y a eu. Le gouvernement de Narendra Modi a autorisé le pèlerinage hindou de la Kumbh Mela, rassemblant des millions de fidèles, immergés les uns contre les autres.  De même, la Commission électorale a maintenu les législatives régionales dans cinq Etats au printemps. Afin de reconquérir les Etats qui lui échappent, M. Modi a multiplié les meetings devant de gigantesques foules.

Le gouvernement est aussi accusé de ne pas avoir suivi la bonne stratégie vaccinale. Seulement 10 % de la population a reçu une première dose et la production de vaccins piétine. 

L’Inde annonçait hier, plus de 350 000 nouvelles contaminations en 24 heures et 2 800 morts. En une semaine, le pays a à lui seul enregistré la moitié des nouveaux cas dans le monde, avec 2 millions de personnes infectées. Certaines villes comme New Delhi sont contraintes de recourir à des bûchers funéraires pour incinérer les corps des victimes, qui s’entassent dans les morgues saturées des hôpitaux.  

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