Les vaccins Pfizer-BioNTech et Moderna sont susceptibles d’offrir une protection de longue durée contre la Covid-19, selon une étude scientifique publiée lundi, indiquant que les personnes déjà vaccinées avec l’un ou l’autre des vaccins à ARNm pourraient ne pas avoir besoin d’une dose de rappel avant plusieurs années.

 

Faits marquants

  • Selon une étude examinée par des pairs et publiée dans la revue scientifique Nature, les scientifiques ont constaté que les vaccins induisaient une forte réaction immunitaire qui pourrait protéger contre la Covid-19 pendant des années.
  • L’étude renforce une découverte précédente, rapportée pour la première fois en mai, selon laquelle les personnes qui ont à la fois récupéré de l’infection et été complètement inoculées avec l’un des vaccins à ARNm ont une réponse immunitaire encore plus forte.
  • L’étude a également montré que les vaccins produisaient des niveaux élevés d’anticorps neutralisants qui étaient efficaces contre trois variants du coronavirus, y compris le variant Beta qui s’est avéré réduire l’efficacité des vaccins.
  • Près de quatre mois après l’administration de la première dose de l’un ou l’autre des vaccins, l’organisme disposait encore de ce que l’on appelle les centres germinatifs dans les ganglions lymphatiques, qui entraînent efficacement les cellules immunitaires de l’organisme à se protéger contre une future infection.
  • « Selon les scientifiques qui ont mené l’étude, il s’agit d’un signe très positif, car les centres germinatifs atteignent normalement un pic une ou deux semaines après la vaccination, puis commencent à décliner », rapporte le New York Times
  • La production d’un plus large éventail de cellules immunitaires et l’allongement de la durée d’entraînement de ces cellules conduiront à une protection plus robuste contre le virus et tout variant qui pourrait apparaître.

 

Ce que l’on ignore

L’étude s’est limitée aux deux vaccins à ARNm approuvés, fabriqués par Moderna et Pfizer-BioNTech. Elle n’a pas examiné le vaccin à dose unique de Johnson & Johnson et l’un des auteurs de l’étude a déclaré au New York Times qu’il s’attendait à ce que la réponse immunitaire de cette injection soit moins durable. L’étude ne met pas non plus en lumière l’efficacité du vaccin contre le variant Delta du coronavirus, qui est plus transmissible que les autres variants.

 

Contexte clé

Si les vaccins à ARNm se sont avérés très efficaces pour prévenir les infections, l’émergence de variants plus infectieux du coronavirus a donné lieu à des spéculations selon lesquelles des doses de rappel pourraient être nécessaires pour se protéger contre la Covid-19. Lors d’un événement organisé par Forbes au début du mois, Stéphane Bancel, PDG de Moderna, a également suggéré qu’il était probable que des rappels soient nécessaires dans un avenir proche, à la fois pour renforcer l’immunité faiblissante et pour se protéger contre les nouvelles mutations du virus. Toutefois, les responsables de la santé publique, dont le Dr Anthony Fauci, ont rejeté cette idée. Les résultats de cette étude suggèrent que la grande majorité des personnes qui ont reçu l’un des deux vaccins à ARNm (Pfizer ou Moderna) seront probablement protégées à long terme et n’auront pas besoin d’une injection de rappel de sitôt. Toutefois, l’émergence de nouveaux variants plus infectieux pourrait encore atténuer l’efficacité de ces vaccins à ARNm. En outre, une grande partie des personnes vaccinées dans le monde ont reçu des vaccins à base de vecteurs viraux qui peuvent offrir une immunité moins durable.

 

Article traduit de Forbes US – Auteur : Siladitya Ray

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