Une étude publiée cette semaine a révélé que près de 60 % des jeunes femmes âgées de 15 à 25 ans ont été victimes de cyber-harcèlement, et que 39 % d’entre elles déclarent avoir été menacées de violence sexuelle en ligne.

Faits marquants


  • Plan International, un groupe de défense des droits de l’enfant et de l’égalité des sexes, a publié cette semaine les conclusions d’une étude sur le cyber-harcèlement qui est, selon le groupe, l’enquête la plus importante jamais réalisée à ce sujet.
  • Parmi les personnes interrogées et qui ont été victimes d’abus en ligne, près de 60 % ont déclaré avoir été victimes de propos insultants, suivis d’humiliation ciblée (41 %), de body-shaming (39 %) et de menaces de violences sexuelles (39 %).
  • Selon Plan International, plus de la moitié des personnes interrogées et qui font partie de la communauté LGBTQ+ ont déclaré avoir été harcelés en raison de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre. De même, près de 40 % des personnes appartenant à une minorité ethnique ont été victimes d’attaques en raison de leur origine ethnique, de leur couleur ou de leur race.
  • Les personnes interrogées ont également déclaré que Facebook constituait la principale plateforme d’attaque (39 % ont été victimes d’abus sur ce site), suivi par Instagram (23 %), WhatsApp (14 %), Snapchat (10 %), Twitter (9 %) et TikTok (6 %).
  • Le harcèlement en ligne a des conséquences dans la vie de tous les jours, selon Plan International : une personne interrogée sur cinq a déclaré qu’elle ou un ami avait eu le sentiment que sa sécurité physique était en danger à cause d’un harcèlement subis sur Internet, et beaucoup ont déclaré que cela avait eu des conséquences sur leur santé mentale (38 %), avait diminué leur estime de soi (39 %) et avait déclenché des problèmes académiques (18 %).
  • L’étude de Plan International a interrogé 14 000 jeunes femmes âgées de 15 à 25 ans dans 22 pays du monde entier.
  • À ce sujet, Anne-Birgitte Alberctsen, directrice de Plan International, a déclaré : « Ces attaques ne sont peut-être pas physiques, mais elles sont souvent menaçantes, et elles limitent la liberté d’expression des filles ». Elle a ensuite ajouté : « Le fait de pourchasser les filles sur des espaces en ligne est extrêmement déstabilisant dans un monde de plus en plus numérique, car ceci nuit à leur capacité à être vues, entendues et à devenir des leaders ».

Contexte général :

Plan International a demandé aux réseaux sociaux d’être plus strictes dans la gestion de leurs plateformes afin d’éviter le harcèlement, et de développer de meilleurs outils pour signaler les utilisateurs abusifs. Mme Albrectsen a déclaré : « Ils doivent fournir davantage d’efforts pour lutter contre les comportements préjudiciables et veiller à ce que leurs plateformes soient des environnements sûrs qui permettent aux filles, aux jeunes femmes, aux jeunes LGBTQ+ et aux autres groupes vulnérables au harcèlement de s’exprimer pleinement et de jouer le rôle qui leur revient dans le façonnement du monde moderne ». Enfin, Plan International à déclaré que les gouvernements pourraient également adopter des lois spécifiques qui protégeraient les jeunes femmes contre les personnes qui s’adonnent au cyber-harcèlement.

Article traduit de Forbes US – Auteur : Carlie Porterfield

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