La Corée du Nord a effectué mercredi un tir d’essai de deux missiles balistiques dans les eaux au large de sa côte orientale. Il s’agit du premier tir de missile balistique effectué par le pays depuis six mois et d’une violation de plusieurs résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies, alors que les pourparlers de désarmement entre Pyongyang et Washington sont toujours dans l’impasse.

 

Faits marquants

  • Selon l’Associated Press, l’armée sud-coréenne a déclaré que les missiles avaient été lancés depuis le centre de la Corée du Nord et les garde-côtes japonais ont noté qu’ils avaient atterri en dehors de la zone économique exclusive du pays, dans les eaux situées entre le Japon et la péninsule coréenne.
  • Le lancement est analysé par les responsables des services de renseignement sud-coréens et américains et Séoul a renforcé sa surveillance de la Corée du Nord, a déclaré le ministère sud-coréen de la Défense dans un communiqué.
  • Le lancement de mercredi était le premier essai de missile balistique effectué par Pyongyang depuis mars et il intervient au milieu d’une course aux armements qui s’intensifie dans la péninsule coréenne.
  • Le Premier ministre japonais Yoshihide Suga a condamné ces tirs et a déclaré aux journalistes à Tokyo qu’ils « menaçaient la paix et la sécurité du Japon et de la région » et étaient « totalement inexcusables ».
  • Ce tir d’essai intervient un jour après que Séoul et Washington ont exhorté Pyongyang à reprendre le dialogue et que le représentant spécial des États-Unis a déclaré que Washington n’avait aucune intention « hostile » envers Pyongyang.
  • En début de semaine, la Corée du Nord a procédé au tir d’essai d’un nouveau missile de croisière qui a démontré sa capacité à atteindre des cibles situées à 1 500 kilomètres.

 

Tangente

Contrairement au test du missile de croisière effectué par la Corée du Nord en début de semaine, les lanceurs de missiles balistiques de mercredi sont interdits en vertu d’une série de résolutions adoptées par le Conseil de sécurité des Nations unies. Les missiles balistiques sont considérés comme une menace plus importante, car ils peuvent être beaucoup plus grands, transporter des ogives plus grosses et avoir une portée plus longue que les missiles de croisière. Alors que les missiles lancés mercredi avaient une portée de 1 500 kilomètres – comme le missile de croisière de lundi – le missile balistique Hwasong-16 de l’armée nord-coréenne aurait une portée de 13 000 km, ce qui lui permettrait de couvrir toute l’Europe et la quasi-totalité du continent américain.

 

Contexte clé

Les deux essais de missiles effectués par la Corée du Nord ont lieu quelques semaines seulement après un exercice militaire conjoint de neuf jours mené par la Corée du Sud et les États-Unis. Bien qu’aucune déclaration officielle n’ait été faite au sujet du lancement de mercredi, les médias d’État nord-coréens ont noté lundi que les tirs de missiles de croisière fourniraient au pays un autre moyen de dissuasion efficace face aux « manœuvres militaires des forces hostiles ». Les pourparlers sur le désarmement nucléaire entre les États-Unis et la Corée du Nord sont au point mort depuis l’échec d’un sommet entre le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un et l’ancien président américain Donald Trump en 2019. À l’époque, Washington avait rejeté la demande de Kim Jong-Un d’un allègement majeur des sanctions en échange d’une reddition partielle de son arsenal nucléaire. Pyongyang a jusqu’à présent rejeté les appels à des pourparlers du gouvernement Biden.

 

Article traduit de Forbes US – Auteur : Siladitya Ray

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