Des entrepreneurs reconnus se mobilisent en faveur de la ministre du Travail.

Certains soldats sont plus méritants que d’autres. Certains combats ne méritent pas l’attention. Certaines réformes sont nécessaires. Dans un pays dit démocratique, le combat doit se mener dans l’hémicycle et non dans la presse. Ceux qui veulent faire tomber l’homme, la femme, pour faire tomber les réformes qu’elle porte devraient se souvenir que le courage en politique suppose de ne pas avancer masqué.

Alimenter les journalistes d’informations confidentielles est devenu le moyen pour les lâches de refuser le débat en contournant l’exercice démocratique : débattre du fond suppose d’être capable d’idées, de vision et de courage.


Nous ne prétendons pas juger du fond de l’affaire dite « Pénicaud », qui pendant la compagne présidentielle était l’affaire « Macron au CES de Las Vegas ». Ce recyclage est peut-être louable à l’heure du développement durable, mais moins à l’heure du renouvellement nécessaire des idées. Néanmoins, laissons les inspecteurs inspecter et concentrons-nous quelques instants sur ce qui nous semble compter, à nous, entrepreneurs.

Tous ceux qui connaissent Muriel Pénicaud savent qu’elle ne cherche pas la lumière. Que l’intégrité est son second prénom et que le travail acharné, son quotidien. Tous ceux qui aiment la présence d’une femme dans ce ministère crucial apprécient sa nomination. Tous ceux qui rêvent d’une réforme du travail équilibrée, réservée en priorité aux petits – les petits entrepreneurs et les « petits » salariés à qui la fluidité du travail offrira une plus grande chance de sortir du chômage –, savent que la compétence de Muriel Pénicaud sur ces sujets ne peut être mise en doute. Ceux qui n’aiment ni les femmes ni la compétence sont forcément plus ennuyés.

Muriel Pénicaud s’est emparée d’un sujet complexe chez Business France : vendre la France à l’international. Notre fragilité extrême, notre autocensure, la taille de nos entreprises font de notre magnifique pays un nain de l’internationalisation. Muriel Pénicaud l’a compris depuis longtemps, car elle vient de l’entreprise et connaît la vertu et la difficulté d’une politique internationale. Son travail chez Ubifrance devenu Business France nous en a tous convaincus. Méthodique, réaliste, pragmatique, nous avons également vu à quel point la délégation et la confiance étaient au centre de son action. Pour avoir été, pour certains d’entre nous, à l’initiative de la présence publique au CES de Las Vegas, nous avons vu comment Business France a permis à la France de devenir en 4 ans la plus importante délégation mondiale après le pays hôte !

Un exploit, qui a permis à nos start-up et PME de s’offrir une vitrine totalement hors de leur portée financière, l’accès à la presse internationale, aux investisseurs, à améliorer leur lien avec les grands groupes et démontrer la créativité française. Ce salon est l’un des plus chers au monde, car l’un des plus visités au monde. Pour récolter il faut investir. Toute l’action de Muriel Pénicaud a été basée sur ce concept et nous voulons saluer son action à l’heure où certains exploitent une petite faille pour camoufler une immense réussite. Et, sans doute, empêcher une réforme nécessaire.

 

Signataires :

 

  • Cécile Barry, Ajice, présidente de Action’Elles
  • Jean Pierre Gerault, président du Comité Richelieu      
  • Denis Jacquet, Edufactory, président de Parrainer la Croissance
  • Patrick Levy Waitz, président de la fondation Travailler Autrement,
  • Daniel Hierso, Outremer Network            
  • Grégoire Leclercq, fédération des auto-entrepreneurs,
  • David Pouyanne, ancien président du Réseau Entreprendre
  • Christophe Praud, Maven, ancien président du CJD