Donald Trump ne s’est pas présenté le 26 mars 2019 au sommet du G7 pour participer à un atelier sur les questions environnementales, mais le président français Emmanuel Macron a déclaré que ce n’était pas une surprise.

« Nous avons conscience de sa position en ce qui concerne l’Accord de Paris, elle a toujours été claire, et la présidence française n’a pas pour objectif de le convaincre du contraire » , a déclaré Emmanuel Macron. « Nous avions cet objectif au départ, avant qu’il ne se retire de l’accord, mais ce n’était pas notre objectif au G7 ».

Emmanuel Macron espère inciter les dirigeants des pays industrialisés du G7 et plusieurs autres pays invités à signer la Charte de Metz sur la biodiversité, un accord non contraignant visant à reconnaître la valeur de la biodiversité, à protéger la biodiversité et à s’efforcer d’enrayer son effondrement.

Lors d’une conférence de presse qui a suivi l’atelier, M. Macron a déclaré qu’il s’attendait toujours à ce que la charte soit signée par tous les dirigeants, mais la ratification aura lieu lors de la Conférence des Nations Unies sur le climat à New York le mois prochain.

« Tous les pays avec lesquels nous avons travaillé, y compris ceux qui ne sont pas membres du G7, y compris le Chili, l’Australie, l’Inde et l’Afrique du Sud, signeront la Charte de la biodiversité », a déclaré M. Macron.

« C’est une première en son genre. Cela montre que la communauté internationale s’engage pour la biodiversité. Nous allons donc nous concentrer maintenant sur la mise en place de la dynamique dont nous avons besoin pour la biodiversité, comme nous l’avons fait pour la question du changement climatique ».

La Charte de Metz a été approuvée en mai par l’administrateur de l’Agence de protection de l’environnement des États-Unis, Andrew Wheeler, lors d’une convention des ministres de l’environnement qui a abouti à ce sommet.

Emmanuel Macron a suggéré que l’absence de Donald Trump ne devrait pas être interprétée comme un rejet de l’atelier.

« Le président Trump a eu plusieurs réunions bilatérales, y compris avec la chancelière Angela Merkel et le Premier ministre  Narendra Modi ce matin, ce qui signifie qu’il n’était pas dans la salle, mais son équipe était présente. »

Les six autres dirigeants du G7, dont Mme Merkel, étaient présents.

Coalition pour la neutralité carbone

D’autres pays augmentent leurs engagements climatiques pour compenser le retrait des États-Unis de l’Accord de Paris, a dit M. Macron, mentionnant en particulier la Russie et l’Inde.

« Vladimir Poutine me l’a même confirmé il y a une semaine,» dit Macron. « L’Inde a aussi rejoint la coalition du carbone.»

La Coalition pour la neutralité carbone est un groupe de pays dirigé par la France qui se sont engagés à atteindre la neutralité carbone d’ici 2050.

Avant le Sommet du G7, la liste des pays approchait la vingtaine :

« Pour minimiser le réchauffement climatique, nous devons tous viser la neutralité carbone d’ici 2050. C’est l’objectif de la Coalition pour la neutralité carbone, lancée lors du premier Sommet One Planet à Paris en décembre 2017. Actuellement, 19 pays et 32 villes se sont engagés à produire des stratégies à long terme conformes aux objectifs fixés par l’Accord de Paris. Lors du Sommet de Biarritz, la France s’appuiera sur ses efforts passés et actuels pour soutenir la neutralité carbone d’ici 2050 au niveau européen, en encourageant davantage de pays à adopter cet objectif vital. »

Palais de l’Élysée

Incendies en Amazonie

Emmanuel Macron et le président chilien Sebastián Piñera ont annoncé 20 millions de dollars et une aide militaire pour lutter contre les incendies qui font rage dans la forêt amazonienne. Ils ont également annoncé une nouvelle initiative internationale incluant les neuf pays amazoniens pour protéger l’Amazonie. L’initiative se déroulera, ont-ils dit, lors de la Conférence des Nations Unies sur le climat le mois prochain et de la 25e Conférence des Parties sur le climat qui se tiendra au Chili en décembre.