Afin de lutter contre les incendies qui ravagent l’Amazonie, Bernard Arnault, l’homme le plus riche d’Europe, annonce que son groupe LVMH contribuera à hauteur de 11 millions de dollars.

Les dirigeants du groupe de luxe, propriétaire de marques telles que Louis Vuitton et le champagne Moet & Chandon, ont annoncé le 26 août dernier qu’ils s’associeraient à l’initiative du G7 pour protéger la forêt amazonienne dans un « effort collectif » pour protéger ce « trésor du patrimoine mondial ».

Les données satellitaires montrent que chaque minute, une portion de la forêt amazonienne équivalente à un terrain de football est perdue par le feu. La forêt abrite trois millions d’espèces de plantes et d’animaux et un million d’indigènes. L’Amazonie est souvent appelée les « poumons du monde » en référence à sa capacité d’absorption du dioxyde de carbone et sa production d’oxygène.

 

Le groupe LVMH a cité « l’honneur » de la France de partager la responsabilité de cette immense forêt tropicale qui s’étend au-delà des frontières du Brésil, du Pérou et de plusieurs autres nations sud-américaines.

Yann Arthus-Bertrand, administrateur chez LVMH, a déclaré : « La protection de l’environnement n’est pas seulement une question de mots et de discours ou de signature de déclarations de principes, elle exige aussi de prendre des mesures collectives concrètes en cas de danger afin de fournir des ressources aux spécialistes locaux et de travailler ensemble pour sauver notre planète. »

Cependant, le président populiste brésilien Jair Bolsonaro a repoussé les appels de la communauté internationale à intensifier les efforts de lutte contre les incendies dans son pays.

Suite à la promesse faite par Emmanuel Macron d’une aide de 22 millions de dollars des pays du G7 pour lutter contre les incendies dans la forêt amazonienne, le président Bolsonaro a rejeté cette aide et accusé la France de traiter le Brésil comme une « colonie ».

 

Le chef d’état-major de Jair Bolsonaro, Onyx Lorenzoni, a déclaré au site d’information Globo : « Merci, mais peut-être que ces ressources seraient plutôt nécessaires pour reboiser l’Europe. »

Lorenzoni a pointé du doigt la France et l’incendie de la cathédrale Notre-Dame à Paris en avril dernier : « Macron ne peut même pas éviter un incendie prévisible dans une église qui fait partie du patrimoine mondial, et il veut nous donner des leçons pour notre pays ? »

Ce don de 11 millions de dollars à la lutte contre les incendies en Amazonie fait suite à l’engagement de 222 millions de dollars pris par la famille Arnault pour la restauration de la cathédrale Notre-Dame.

 

Cependant, le don a suscité des questions de la part d’organismes de bienfaisance et de politiciens, à savoir si la mesure était motivée par des allégements fiscaux, et des critiques à la suite de retards dans le transfert de l’argent au fonds de reconstruction.

Arnault a été contraint de divulguer aux actionnaires que son entreprise familiale n’était pas encore éligible aux allègements fiscaux sur les dons de charité, décrivant cette frénésie comme « une controverse vide de sens » et ajoutant « qu’il est assez consternant de voir qu’en France on vous critique même pour faire quelque chose pour l’intérêt général ».