37 minutes, c’est en moyenne le temps de trajet domicile-travail. Chaque jour, c’est donc en moyenne plus d’une heure passée en transports en commun, dans sa voiture, sur son vélo ou sa trottinette. Et pour un tiers des salariés, ce temps de trajet a un impact négatif, à la fois sur leur bien-être, leur équilibre vie personnelle / vie professionnelle et leur productivité. Les solutions ? Elles doivent largement venir de l’entreprise, selon 73% des travailleurs interrogés pour un sondage « Les salariés et la mobilité » réalisé par BVA Opinion pour Salesforce.

Métro-boulot-dodo ? Eh bien non. Pour se rendre sur leur lieu de travail, les Français utilisent en grande majorité leur voiture (72%), exception faite de la région parisienne où les salariés prennent à 59% les transports en commun, contre 22% en moyenne sur l’ensemble du territoire.


La branche française de l’entreprise américaine Salesforce s’associe à BVA Opinion pour livrer les résultats d’un sondage sur « Les salariés et la mobilité »*. Une mobilité prise sous l’angle du trajet domicile-travail. Et pour trois travailleurs sur dix, ce trajet a un impact négatif sur leur équilibre.

 

Sans surprise, Christelle Craplet, Directrice clientèle chez BVA Opinion, constate «  de grosses disparités Paris/province ». En moyenne, le temps de trajet domicile-travail, aller uniquement, est de 37 minutes. Avec 55% de la population dont le trajet est inférieur à 30 minutes. En zone rurale, ce trajet est de 28 minutes seulement, quand il s’élève à 44 minutes en Île-de-France en moyenne (et jusqu’à 52 minutes en transport en commun).

 

Impact négatif

Si globalement (79%) les salariés considèrent comme acceptable ce temps de trajet, les franciliens se distinguent en considérant à 43% leur trajet comme étant désagréable.

Conséquences ? Un impact négatif sur le bien-être, la productivité (23%), la concentration (24%), l’équilibre vie pro / vie perso (32%). Reste que sur chacune de ces catégories, entre 45 et 62% considèrent que leur trajet n’a aucun impact.

« 64% des employés partent en avance pour éviter d’être en retard », souligne toutefois Christelle Craplet en mettant en avant le ressenti de désapprobation de la part des collègues (43%) ou des supérieurs (42%).

 

 

Solutions

Alors que faire ? Les travailleurs interrogés dans le cadre de l’étude attendent que leur entreprise s’engage et leur propose des solutions concrètes : 88% pour favoriser le bien-être des salariés, 87% pour améliorer leur productivité. « Plus le salarié est heureux, plus le client est heureux », souligne Samuel Bonamigo, directeur général adjoint de Salesforce France. Bien-être et productivité sont donc indissociables.

Si 55% des sondés estiment que leur entreprise s’implique suffisamment en terme de mobilité, certaines initiatives seraient les bienvenues : demander plus de souplesse sur les horaires (46%), permettre le télétravail (40%) – En région parisienne, le télétravail est réclamé à 56% – mettre à disposition des équipements adaptés à la mobilité tels que des parkings voitures et vélos (28%). Ou encore permettre de travailler dans un autre site de l’entreprise (17%) ou mettre à disposition des outils numériques adaptés (15%).

*Enquête réalisée du 3 au 10 septembre sur Internet auprès d’un échantillon représentatif (âges, régions, catégories, genre…) de 1 200 salariés du public et du privé.