20 slides de présentation, de 20 secondes chacun. Pas une de plus. Le Pechakucha, du japonais “bavardage”, est un format de présentation orale qui impose des contraintes fortes pour justement éviter les séances de Powerpoints interminables qui ruinent les réunions.

Le PechaKucha va-t-il enfin avoir la peau des Powerpoints ? Cette forme de présentation dotée de contraintes rhétoriques orales et visuelles fortes a été inventée au Japon, en réaction aux interminables diaporamas (Powerpoints) professionnels. Cette forme de présentation très dynamique a été popularisée par les conférences TEDx, désormais organisées dans le monde entier.


La présentation comprend 20 slides de 20 secondes chacun, soit une durée totale de 6 minutes 40 secondes. L’exercice, autrement baptisé 20×20, impose un sens de la narration, du rythme, de la concision, mais aussi un certain goût pour l’expression visuelle.

Un bon PechaKucha impose, en effet, un pré-découpage de son propos en 20 parties. Sachant qu’avec une diction normale vous prononcez entre 50 et 100 de mots en 20 secondes, l’exercice oblige à la concision. L’enchaînement des slides vous impose également une construction narrative et des transitions.

Attention, un bon PechaKucha exige de la régularité. Car chaque slide doit être traité avec les mêmes égards et la même “conviction”. Les longues séances de blanc entre deux slides sont du plus mauvais effet. Il faut donc évidemment répéter sa présentation plusieurs fois avant le jour J.

Le PechaKucha commence évidemment par une introduction. Les spécialistes du genre conseillent de tricher un peu en commençant à présenter le sujet en amont de l’intervention.

Pour capter l’attention, tout est une question de rythme. C’est pourquoi les bons orateurs privilégient les visuels forts. Avec pas ou très peu de texte.

Il est également important de terminer sur une vraie conclusion en affichant des objectifs, par exemple, ou une question : une décision à prendre, une levée de fonds en préparation…

Le « Merci de votre attention » est définitivement à bannir.