Prendre un poste de manager n’est pas chose aisée, encore moins quand on change d’entreprise. Comme dit l’adage, « vous savez ce que vous perdez, mais pas ce que vous gagnez ». Même si les « do & don’t » s’apprennent rapidement, certaines erreurs restent subtiles et difficiles à identifier. Voici le jeu des 7 erreurs à éviter.

 

Écouter sans observer

Tous les collaborateurs expriment leurs sentiments autrement qu’avec des mots. Le langage corporel a également son importance : jambes ou bras croisés, dos rond, regard fuyant… Évitez de vous concentrer uniquement sur l’écoute attentive que vous réservez aux membres de votre équipe, observez également les mouvements des mains et le reste du corps. Par exemple, demandez à l’un de vos employés comment se passe son projet en cours, s’il répond rapidement « bien » en s’essuyant le front et bougeant sa jambe frénétiquement, c’est qu’il y a un souci. Ces indices vont vous permettre de connaître réellement ce qu’il se passe et d’identifier leurs besoins.


 

Faire semblant que tout va bien

Vous venez de prendre un nouveau poste de manager, vous n’êtes pas un (ou une) super héros. Personne ne va vous critiquer si vous demandez quelques éclaircissements. Au contraire, on risque de vous juger plus sévèrement si vous prétendez que tout se passe parfaitement pour bâcler le travail sans demander de l’aide. Si vous maîtrisez tout de A à Z, tant mieux. Si ce n’est pas le cas, soyez vrai avec votre N+1 et votre équipe et prévenez-les quand vous faites quelque chose pour la première fois.

 

Micromanager

Il y a une grande différence entre attribuer une tâche à l’un de vos collaborateurs en surveillant ses progrès et le micromanager en analysant chaque étape du processus. Un bon boss est capable de faire comprendre aux personnes de son service qu’il est d’accord pour intervenir en cas de besoin mais également de leur donner la possibilité de faire leur travail comme ils l’entendent. Les personnes micromanagées ont le choix entre deux solutions : soit elles démissionnent pour trouver un meilleur manager, soit elles font les choses automatiquement parce qu’elles savent qu’elles vont être très contrôlées. Pour se libérer de cette mauvaise attitude, accordez plus de temps, partagez votre vision et vos objectifs et organisez des points réguliers. Si vous avez tracé un chemin clair avec des check-points programmés, vous ferez plus facilement confiance.

 

Perdre de vue l’objectif à long terme

Évidemment, vous aimeriez que vous équipe fonctionne parfaitement, mais ne laissez pas les problèmes quotidiens vous éloigner de votre objectif à long terme. D’abord, assurez-vous de comprendre comment son fonctionnement peut s’imbriquer avec votre mission plus générale et à la stratégie de l’entreprise et partagez ces informations. Si votre team sait comment son travail contribue à la bonne marche de l’entreprise, les gens prendront des décisions plus pertinentes.

 

Dire oui à tout

Attention, votre mission ne consiste pas à passer votre temps à gérer les tâches de vos collaborateurs. Si c’est le cas, vous ne serez ni disponible ni en capacité de gérer votre poste de manager. Faîtes la différence entre travailler et dur et travailler intelligemment. Privilégiez les projets complexes et à forte valeur ajoutée. Si votre N+1 vous demande quelque chose qui ne vous convient pas, posez des questions : a-t-il vraiment besoin de vous sur ce sujet ? Est-ce possible de déléguer pour que vous avez plus de temps pour un dossier plus important ? 

 

Se concentrer uniquement sur l’équipe

Trop de nouveaux managers sont tellement concentrés sur les relations avec leurs équipes qu’ils en oublient de passer du temps avec leur propre chef. Ce n’est pas parce qu’il est manager lui-même qu’il vous connait parfaitement. Donnez-lui des informations sur vos forces et vos faiblesses, ce qui vous motive et vos stratégies préférées.

 

Traiter tout le monde de la même manière

Une des erreurs les plus communes consistent à traiter tous vos collaborateurs de la même manière. Or, chacun est unique. Prenez le temps de comprendre ce qui compte pour chacun d’entre eux, même si cela nécessite quelques faux pas. L’effort sera apprécié à sa juste valeur. Par exemple, certains apprécieront que vous posiez la question du week-end le lundi matin, d’autres considéreront que c’est leur vie privée.