Le marché du SIRH est dynamique, il est composé d’acteurs établis et d’un grand nombre de start-up qui innovent et créent leurs « océans bleus » principalement autour de l’approche SaaS. Avec la crise, de nouvelles fonctionnalités prennent de l’importance sous l’égide de l’expérience collaborateur, et on commence à imaginer un SIRH (système d’information de gestion des ressources humaines) plus intégré à la digital workplace.

Les PME sont plus agiles dans la composition de leur digital workplace

L’automatisation des process est engagée depuis longtemps dans les entreprises de tailles moyennes ou les grands groupes, elle reste à développer au sein des PME. Ces dernières ne voyaient pas l’intérêt ou manquaient de temps et de ressources pour les déployer. Pourtant déléguer pour mieux piloter est crucial. L’approche SaaS rebat les cartes avec son déploiement aisé, son accès aux différentes applications sans gestion locale, une montée de version logicielle continue, une flexibilité dans l’allocation des ressources et sa capacité à proposer la mutualisation de ces ressources sur plusieurs terminaux (laptop, tablette, smartphone). Ce dernier atout est aussi un des aspects qui devrait séduire nombre d’entreprise devant gérer des salariés à distance.
Le smartphone est effectivement omniprésent dans notre sphère privée comme professionnelle, il est devenu un vecteur de continuité, permettant une communication sans rupture en mode synchrone ou asynchrone. Il accélère les échanges et permet aussi une superposition des tâches. L’intégration du RH mobile devrait être, ainsi, un accélérateur de cette adoption par les PME. Dans un monde qui devrait durablement rester hybride avec une part du travail sur site et une autre part en mobilité, la fonctionnalité est séduisante. Du moins dans un premier temps pour les applications gestion du temps d’activité, recrutement, formation…

L’expérience utilisateur est clé.

L’offre de SIRH, comme celles de communications unifiées et collaboratives, demande une grande attention à la question de l’ergonomie, en particulier dans l’usage au travers de différents terminaux. Facilité d’utilisation, navigation dynamique, attractivité, portabilité, accessibilité, seront clés dans l’adoption de l’application, l’objectif est bien l’amélioration les conditions de travail. C’est pourquoi l’attention doit être portée sur l’usage et l’expérience utilisateur. C’est un marqueur de communication à ne pas négliger, particulièrement pour se démarquer de la concurrence. L’importance de l’ergonomie n’est évidemment pas limitée aux applications mobiles.
Ainsi beaucoup de start-ups ont compris qu’il fallait séduire aussi le collaborateur et pas seulement la DAF, la DRH ou le chef de projet SIRH. Ces utilisateurs ne sont d’ailleurs pas assez souvent associés à la sélection de la solution. Comme dans toute transformation ou projet d’accompagnement au changement, l’implication des utilisateurs est préférable en amont du projet. Après avoir gouté aux applications grands publics, leur niveau d’exigence a augmenté. D’autant que les frontières entre les différents outils qui composent leur environnement de travail numérique sont de plus en plus perméable, et proviennent tant de la sphère privée que professionnelle. A l’heure où l’expérience collaborateur devient primordiale, c’est un vrai sujet d’échange entre DSI et DRH pour assurer la meilleure intégration possible sans hypothéquer la sécurité.

Vers une digital workplace étendue.

Les solutions de collaboration se sont imposées très rapidement dans l’environnement de travail du collaborateur. Entre les périodes de confinement et le recours massif au télétravail, les outils permettant aux salariés de poursuivre leur activité, où qu’ils soient, se sont généralisés. Messageries instantanées, partage de document, vidéo conférence ont été rapidement adoptés, la communication entre le manager est son équipe, bouleversée. Si les outils ont fluidifié et apporté du formalisme aux échanges (qui n’étaient que téléphoniques pour le non équipés), il sera néanmoins nécessaire d’accompagner les managers et leurs équipes au bon usage de chaque outil. Reste que le potentiel d’intégration de ces outils aux suites SIRH est formidable. Prenons l’exemple de l’entretien individuel, souvent annualisé, il pourrait aisément bénéficier du média vidéo, et de l’enregistrement des sessions voire de leur transcription et même de la traduction automatique. D’ailleurs la plupart des offres intègrent déjà des modules de chat, de partages de documents, de sondage etc.

Ces derniers mois ont vu un engouement sans précèdent pour les médias de communication qui composent traditionnellement la digital workplace, ces médias rayonnent déjà au-delà même des suites de communication unifiées et collaboratives et se développent au sein d’applications comme le SIRH. La manière et les outils avec lesquels nous allons travailler demain n’ont pas fini d’évoluer, le champ des possibles semble infini si on ne perd pas de vue les objectifs d’épanouissement au travail et de simplification des conditions de travail du salarié et pas seulement l’augmentation de sa productivité.

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