La vérité, c’est que si vous courrez après des choses comme la performance et la productivité d’un business, vous allez devoir prendre soin de vos employés et travailler votre culture d’entreprise. Certaines entreprises l’ont appris à leur dépens, mais au moins ils apprennent.

Nous avons pu le constater à travers une série de drames alimentés par les médias dans le secteur des technologies. Du cinglant exposé d’Amazon en 2015 à la série de scandales d’Uber, l’importance d’une culture d’entreprise tournée vers les personnes monte dans les rangs. Tout comme le bien-être des employés, la diversité et l’intégration deviennent une priorité, et cela reflète l’augmentation du nombre d’emplois tournés vers les personnes dans le secteur des technologies.

WIRED a commencé à explorer cela en 2015 avec la série « Is this a Real Job », qui explique les nouveaux postes comme Growth Hacker ou le Custom Success Manager. Ces emplois sont très focalisés sur la psychologie de l’utilisateur créant une expérience produit de premier ordre pour les personnes.

Ce qui mérite d’être également pris en compte est les nouveaux rôles qui ont été créé parmi les associations qui se concentrent à améliorer l’expérience humaine interne. Il y a les responsables diversité et intégration qui étudient la meilleure stratégie pour créer des environnements de travail idéals pour tous les genres et ethnies qui puissent exister. Ensuite, il y a le “People Success Manager”, une personne qui entraîne les cadres et chefs d’équipe au développement et à la formation des employés à leur potentiel maximal – pour qu’ils puissent fournir les meilleurs résultats possibles pour l’entreprise. 

Ces emplois n’ont naturellement pas toujours existé, mais ont évolué, de la plus traditionnelle forme de ressources humaines et chargée de clientèle, en raison de l’augmentation de l’intérêt pour les personnes et la culture.

Tout ça grâce aux entreprises qui ont compris qu’elles peuvent rester compétitives pour leurs clients et dans la course aux talents si elles se concentrent plus sur les personnes.

Un nouveau rôle dans le domaine du conseil qui a récemment émergé : les experts de la génération Millennial ou génération Y. Comme le montre PwC, 50% de la main d’oeuvre globale est faite de jeunes du Millénaire. Le besoin en consultants qui s’y connaissent en tendance démographique de la génération Y a augmenté. Alors que les priorités de la génération Millennial varient fortement selon le besoin de leurs parents, les directeurs doivent apprendre à garder leur Génération Y contente, motivée et productive et apprendre à créer une culture l’entreprise qui reflète ces nouvelles valeurs.

La “presse de l’université” de Deloitte tape dans le mille : « La culture est une histoire de business et non un de ressources humaines.

Le rapport souligne que 82% de personnes interrogées pensent que « la culture d’entreprise est un potentiel avantage compétitif, » et impactera directement les sujets comme : comment se réalise un business, la qualité du service client, l’engagement des employés, et combien de temps les personnes décident de rester dans l’entreprise.

Il est clair que donner la priorité aux personnes et à la culture d’entreprise est essentiel pour construire un business prospère. De toutes les tendances, le secteur des technologies commence à s’éveiller à cette notion. Mais à quoi ressemble exactement une culture d’entreprise tournée vers les personnes ? Regardons ces deux études de cas.

Treehouse, une plate-forme de e-learning où quiconque peut apprendre à coder, en a déjà fait l’expérience avec deux éléments clé dans le passé : avoir une hiérarchie horizontale et promouvoir la work-life balance (oui, vraiment!). L’idée était que les personnes s’auto-manageraient et travailleraient seulement quatre jours par semaine. Bien que ces deux expériences radicales se sont finies l’année dernière et que l’entreprise a décidé d’avoir à nouveau des patrons et de travailler toute la semaine – l’étude de cas de Treehouse est un important rappel que diriger des personnes et l’expérience de la culture d’entreprise pour booster le niveau de bonheur, en vaut toujours la peine.

Shopify, une plateforme de e-commerce, avait cherché à résoudre le problème de l’engagement de l’employé il y a quelques années en 2011. Son directeur a donc crée un outil basé sur Twitter appelé « unicorn » pour que les employés partagent ce sur quoi ils travaillent et pour également se vanter de la réussite de leurs projets. Le nouveau système n’était pas juste un défenseur de moral, il a aussi aidé à rompre le fossé creusé entre les équipes.

Alors que Shopify continue à recruter, le système unicorn n’a pas réussi à suivre car il ne répondait pas aux besoins des plus de 500 employés de l’entreprise. Mais cette étude de cas fait partie d’une parmi tant d’autres qui montre que les outils de développement interne pour résoudre des problèmes liés à la culture d’entreprise fonctionnent vraiment.