Jobijoba, le leader français de la recherche d’emploi sur internet propose un nouvel outil : CV Catcher. Résultat de dix années de recherche et développement, il permet de faire le lien entre le profil du candidat et l’offre d’emploi. Pour le candidat, il suffit de postuler en déposant son curriculum vitae qui est analysé en temps réel. Tous les postes adaptés lui seront ainsi proposés. Pour les entreprises, cela permet de mieux cibler les candidatures.

« Un même poste n’a pas le même intitulé d’une entreprise à l’autre. » Partant de ce premier constat, Thomas Allaire, fondateur de Jobijoba, le leader français de la recherche d’emploi sur internet en France, en tire une conséquence : « le candidat ne verra pas toutes les offres, ne pensera pas à certains boulots. » Le prétendant ne postulera donc pas à tous les emplois qui pourraient lui correspondre. De leur côté, les entreprises doivent trier des dizaines de candidatures inadaptées et se plaignent de perdre du temps avant de pouvoir enfin rencontrer la perle rare. Bref, travailleurs et entreprises ne trouvent pas chaussure à leur pied.    


Pour lutter contre ces écueils, Jobijoba a lancé en début d’année CV Catcher, un outil qui permet d’analyser et de classer en temps réel les candidatures. Surtout, il fait le lien entre les profils et les postes à pourvoir. Pour les candidats, le processus est simplifié puisqu’il suffit de déposer son curriculum vitae sur la plate-forme. Pour les entreprises, cela permet d’avoir dès le début des candidatures ciblées.  

Algorithme, analyse sémantique et machine learning

Jobijoba, c’est un agrégateur. Fondée en 2007 par Thomas Allaire, l’entreprise intègre les offres de 400 sites, dont l’APEC depuis 2009 et Pôle emploi depuis 2013. Au total, six millions d’offres sur ses quatorze sites attirent chaque mois 1,5 à 2 millions de visiteurs. Jobijoba équipe depuis l’an passé une quarantaine de collectivités locales en marque blanche, et depuis cette année, le site s’adresse également aux entreprises. EDF, Manpower, Michael Page, ou encore Sopra Steria utilisent CV Catcher.

« Les sites carrières ont une expérience candidat vieillotte », tranche Thomas Allaire. Plus grave, 60% des candidats abandonnent en cours de route, tant remplir les formulaires en ligne y est chaotique. CV Catcher permet au candidat de déposer son curriculum vitae en format Word, PDF ou même LinkedIn. C’est tout. La machine fait le reste.

Depuis son lancement, Jobijoba collecte et analyse des données emploi afin d’entraîner son algorithme. L’équipe de trente personnes, dont des business développeurs, des data scientists ou encore des psychologues, travaille à ce qu’aujourd’hui l’algorithme puisse répondre à des problématiques précises, grâce notamment à l’analyse sémantique. « L’algorithme va proposer, en fonction des compétences, des expériences, des diplômes présents sur le CV, des offres adaptées au candidat, même des offres auxquelles il n’aurait jamais pensé », se félicite Thomas Allaire. Une opération robotisée qui se rapprocherait de l’objectif cherché avec le CV anonyme : ne miser que sur des données objectives. Le reste se fera en entretien. 

Si le candidat n’a que son CV à informer, il en va de même pour l’entreprise qui n’a qu’à proposer son offre. L’algorithme s’amuse de son côté à mettre en lien profil et emploi. « Pour l’entreprise, cela augmente le nombre de CV captés », assure Thomas Allaire. « L’internaute est dirigé vers l’offre la plus pertinente. » Si une autre personne est embauchée, le CV du candidat sera intégré à la CV tech de l’entreprise. Même s’il n’a pas postulé. Car l’algorithme enregistre le profil et de son côté, le prétendant accepte de se faire rappeler, tant qu’il n’a pas trouvé un nouvel emploi.