Les dernières semaines de l’année sont classiquement consacrées aux entretiens de fin d’année. Avec cette demande qui nous taraude tous : combien puis-je demander d’augmentation cette année ? Voici quelques éléments de réponse.

 


Premier élément de réponse : selon l’Observatoire de la Rémunération, LHH-Altedia 95 % des entreprises ont prévu des budgets d’augmentation à hauteur de 2,2 % (augmentations générales et individuelles confondues), soit un taux médian supérieur aux prévisions de début d’année (2 %) et aux pratiques 2018 (2,1 %). Pour 59 % des entreprises, les enveloppes budgétaires ont été supérieures à 2018 et égales pour 33 %.

Le budget alloué intègre des mesures liées aux promotions pour près de la moitié des entreprises, et pour un taux médian de 0,4 % de l’enveloppe globale.

L’industrie à la fête, la banque fait grise mine

Coté secteur, l’industrie sera gâtée mais pas la finance. Les pratiques du secteur industriel dépassent le taux médian constaté avec des budgets pouvant aller jusqu’à 2,9%, ce qui est révélateur des tensions rencontrées sur les métiers techniques

A l’inverse, le secteur financier (banques, assurances) ne dépasse pas 2%, dans une période de transformation des organisations et des métiers.

La rémunération variable est en baisse

Les experts observent une légère baisse de la rémunération variable individuelle en 2019. A l’inverse, la rémunération variable collective versée au titre de 2018 connait une évolution favorable avec une hausse des montants d’intéressement et de participation.

L’année 2019 est synonyme de hausse des recrutements pour près de 59 % des entreprises qui déclarent par ailleurs rencontrer des difficultés d’attractivité ou de rétention, particulièrement pour les métiers de commerciaux, d’ingénieurs et techniciens spécialisés, de l’informatique et des nouvelles technologies, et de l’actuariat et de la finance.

L’année 2019 a donné un certain poids aux mesures générales et/ou collectives dans un contexte social complexe. Avec des prévisions budgétaires de 2 % à confirmer en janvier et la reconduction de la prime exceptionnelle défiscalisable en 2020, il serait probable de voir se reproduire la recherche d’équilibre entre les mesures générales et individuelles.

Négocier des avantages comme le télétravail

Au-delà des pratiques salariales et des préoccupations constatées en termes de pouvoir d’achat, les données montrent également le développement de mesures plus qualitatives au sein des entreprises, destinées à favoriser l’offre employeur notamment en matière de qualité de vie au travail. Parmi les dispositifs proposés, le télétravail reste celui qui évolue le plus.