Jusqu’au 3 janvier 2021, rendez-vous à Granville dans la villa Les Rhumbs, maison d’enfance de Christian Dior pour découvrir son histoire et la poussée de son succès. Tel un roman d’apprentissage, l’exposition retrace le chemin d’un des plus grands noms de la Haute-Couture française. Découvrez l’ambiance balnéaire et les jardins à l’anglaise qui ont insufflé un style si caractéristique au couturier, toujours mélancolique de son enfance. Tour de visite avec Luxe-Magazine.


 

  Exhibition photographique et physique

Cette exposition, c’est tout d’abord un retour en arrière au début du 20ème siècle, dans l’enfance de Christian Dior, avec ses quatre frères et sœurs et ses parents. On le voit ici sous le prisme d’un enfant rêveur et timide, à qui le calme de la campagne fait du bien. Photographies de Willy Maywald et Emile Savitry, documents officiels et magazines d’époque nous le montrent grandir et arriver dans son milieu de prédilection. Près de 100 modèles sont alors à la disposition des visiteurs dans la maison entière pour découvrir sa patte de couturier, assister à son évolution et satisfaire les regards émerveillés. Tenue estivale de 1956, veste en fourrure de 1980 ou encore robe de soirée de 1965 sont exposées en exclusivité, ce qui rend l’expérience grandement immersive.

 

Visite des ateliers

Les ateliers, ce sont « des déchiffreurs d’hiéroglyphes ». Hiéroglyphes qui ici sont les croquis que Christian Dior dessinait à longueur de journée et de nuit, tout le temps et partout. C’est donc là que la magie s’opère, pour révéler le génie créateur du couturier prolifique. Accessibles au deuxième étage de la villa, ils sont le clou de l’exposition et une reconstitution de ceux du 30, avenue Montaigne. L’atelier tailleur se voit accueillir des modèles structurés tels des manteaux, tailleurs pantalon-veste composés de tissus relativement épais : ratine, laine, ou serge. L’atelier flou, quant à lui, donne lieu aux créations les plus aériennes : on y trouve foison de soie, mousseline, organdi ou voile pour des blouses, robes ou jupes délicates et vaporeuses.

 

Ancrage architectural

 

Pour ce qui en est de l’influence de sa maison, nul ne l’aurait mieux contée que lui-même : « Ma vie, mon style, doivent presque tout à sa situation et à son architecture ». Venant d’un milieu moyennement bourgeois, Christian Dior a pu savourer le calme et la douceur de la vie rurale en Normandie, face aux îles Anglo-Normandes. C’est loin du brouhaha de la ville et dans les innombrables pièces de la ville Les Rhumbs que lui viennent ses inspirations florales que l’on retrouve encore aujourd’hui. Ce nom lui vient du terme marin indiquant les 32 divisions de la rose des vents, qui est elle-même représentée en mosaïque au sol de l’entrée. Tout comme pour le jardin, cet héritage marin est omniprésent dans l’art de Christian Dior, notamment dans ses premières créations.

 

Accessible à seulement 9€ ou 7€ pour les tarifs réduits, cette exposition s’adresse aux férus de mode tout comme d’histoire, aux amateurs de couture et d’architecture, bref tant sa forme que son fond sont irrésistiblement fascinants pour tous et vous plongent dans l’univers de Christian Dior comme vous ne l’avez jamais vécu auparavant.

 

 

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