Depuis son ouverture en avril 2018, avec une exposition consacrée à Gustav Klimt, l’Atelier des Lumières est devenu un lieu incontournable au sein du paysage culturel de la capitale. Aujourd’hui et ce jusqu’au 31 décembre, Van Gogh est à l’affiche !
 

L’Atelier des Lumières

© Sarah Sergent 
 
L’Atelier des Lumières est un centre d’art numérique dédié aux expositions immersives, installé dans une ancienne fonderie du XIXè s, de l’est parisien. Grâce à la technologie AMIEX® (Art & Music Immersive Experience) qui coordonne à grande échelle des milliers d’images de qualité, il plonge les visiteurs dans l’image et la musique. Avec 140 vidéoprojecteurs et une sonorisation spatialisée, cet équipement multimédia épouse 3 300 m2, du sol au plafond, avec des murs s’élevant jusqu’à 10 mètres de haut ! Cette exposition retrace les années créatrices de Van Gogh. Il s’agit d’un parcours thématique qui retrace les différentes étapes de la vie de l’artiste, ses séjours à Nuenen, Paris, Arles, ou encore Saint-Rémy-de-Provence et Auvers-sur-Oise, à travers ses oeuvres du début jusqu’à sa maturité. Des paysages ensoleillés aux scènes nocturnes, des portraits aux natures mortes, ces chefs-d’œuvre évoquent le monde intérieur à la fois démesuré et poétique de l’artiste ignoré de son vivant…
 

Entrée en matière

Van Gogh – Atelier des lumières © Sarah Sergent
 
Au milieu de couleurs denses et des touches caractéristiques de l’artiste, apparaît le portrait de Van Gogh. Puis la lumière provençale inonde la grande « halle » de l’Atelier. Le Semeur au soleil couchant, peint à Arles en 1888, s’inspire du Semeur de Jean François Millet. Il révèle toute l’ampleur de la puissance et de la modernité de sa palette.
 

Les oeuvres de jeunesse

Les Mangeurs de pommes de terre, 1885, Musée Van Gogh, Amsterdam © Bridgeman images
 
Les paysages du sud font place aux paysages monochromatiques des Pays-Bas, terre natale de l’artiste. Cette séquence présente des œuvres peu connues, avec des portraits de pécheurs et de paysans témoignant de la dureté de leur vie quotidienne. Son travail est influencé par le réalisme social de l’École de La Haye. Peint en 1885, les Mangeurs de pommes de terre, avec leurs visages grossiers, éclairés à la lampe à huile, en sont un parfait exemple. « On doit peindre les paysans comme si l’on était l’un des leurs », écrivait-il à son frère Théo.
 

Un hymne à la nature

© Culturespaces – E. Spiller
 
Les tournesols, série de 7 tableaux peints à Arles, en 1888, recouvrent dorénavant l’ensemble des murs, à travers une explosion de bouquets. Les saisons défilent. Le printemps arrive, illustré par les Amandiers en fleurs, dont la composition évoque clairement la fascination de l’artiste pour les estampes japonaises. La technologie de l’Atelier fait le reste : les pétales s’envolent dans le ciel comme par magie…

 

De passage à Paris

Van Gogh – Atelier des lumières © Sarah Sergent
 
Van Gogh peint le Paris d’autrefois, préférant aux scènes urbaines les scènes champêtres, d’Asnières à Montmartre. Le Moulin de la Galette devient l’un de ses sujets de prédilection ! « À Anvers, je ne savais même pas ce que c’était que les impressionnistes ; maintenant je les ai vus, et bien que ne faisant pas encore partie de leur club, j’ai beaucoup admiré certains de leurs tableaux. » confiait-il à Théo.
 

Arles

Van Gogh – Atelier des Lumières © Sarah Sergent
 
Cette section présente les tableaux les plus emblématiques de son séjour arlésien : les terrasses des cafés, la place du Forum, les cafés la nuit, sa maison jaune et sa chambre. Cette fois, la patte impressionniste est bien là. Et le visiteur se retrouve comme happé à l’intérieur d’un café, aux côtés de mystérieux personnages buvant de l’absinthe.
 

Des nuits étoilées

Van Gogh
© Culturespaces – E. Spiller
 
La nuit étoilée, peinte en 1889, depuis sa fenêtre à Saint-Paul, figure un cyprès noir et sinueux, motif récurrent de l’artiste, cerné d’un splendide camaïeu de bleus. Le ciel dessiné à coups de pinceau en spirale, trahit l’état tourmenté de Van Gogh à cette période. Dans La nuit étoilée sur le Rhône, peinte en 1988, les lumières des étoiles et de la ville se reflètent dans l’eau, jusqu’à flirter avec les pieds du visiteur… Un effet spécial prodigieux !
 

Saint-Rémy-de-Provence

Van Gogh
Van Gogh – Atelier des Lumières © Sarah Sergent
 
Van Gogh réside à l’auspice Saint-Paul, peignant les allées de platanes de l’asile… D’où une série d’autoportraits inquiétants montrant l’image que le peintre avait de lui-même.
 

La plaine d’Auvers

Van Gogh
© Culturespaces – E. Spiller
 
Le final de l’exposition explore les grands paysages de l’artiste, avant de fondre sous une pluie battante

 

 

https://www.atelier-lumieres.com

Notre avis : Plonger dans l’univers d’un artiste au propre comme au figuré est une expérience incroyable pour qui ne l’a jamais vécue ! « Apprendre en s’émerveillant » est bien le challenge relevé ici, pour petits et grands. Une façon pour les novices d’accéder à l’art sans la peur inspirée parfois par les musées institutionnels. Plus de queue devant les tableaux… Les tableaux viennent à vous ! En sachant que le nombre de visiteurs est limité par séance, ce qui garantit le confort et le plaisir de chacun. Mention spéciale pour les arrangements musicaux, partie intégrante des émotions créées par le show. N’hésitez pas à bouger durant la projection ! Le phénomène de pénétration des oeuvres est ainsi accru et vous découvrirez des angles d’exploration différents.