L’histoire d’amour entre le Musée des Arts Décoratifs et la mode n’est pas prête de s’arrêter. Preuve en est avec la nouvelle exposition du musée se focalisant sur les plus grands scandales de l’Histoire de la mode du XIVe siècle à nos jours, entre minijupes, pantalons et costumes féminins.

 

Quand le vêtement fait scandale…

Il y a la mode conventionnelle, celle qui traverse les époques puis, il y a la mode plus originale, celle qui surprend sous la forme de tendances éphémères ou au contraire, celle qui choque au premier abord pour finir par rentrer dans les moeurs. Les Arts Décoratifs reviennent ainsi sur 400 vêtements et accessoires, portraits, caricatures, petits objets, prises de libertés et infractions faites à la norme vestimentaire, aux codes et aux valeurs morales du 14ème siècle à nos jours.

 

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Du premier pantalon pour dames à la jupe pour hommes (merci Jean-Paul Gaultier et Rick Owens) en passant par le smoking pour femmes (modernisé par Yves Saint-Laurent), la minijupe (Courrèges) ou tout simplement le jean, revivez les périodes où ces vêtements, plus ou moins banals aujourd’hui, marquaient une véritable rupture avec les moeurs de leur époque, suscitant polémiques et interdictions en cascade, jugés trop longs ou trop courts, trop impudiques ou trop masculins pour une femme, trop vulgaires ou originaux.

L’exposition s’articule autour de trois thématiques : “Le vêtement et la règle“, “Est-ce une fille ou un garçon ?” et, “La provocation des excès” dans une scénographie confiée à la designer Constance 

 

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Une exposition incontournable où l’on retrouve des images de défilés chocs, pièces de collections polémiques à l’image de celles d’Alexander McQueen pour “Highland Rape” (Automne-Hiver 95/96), celles assez futuristes de Yohji Yamamoto, la collection de John Galliano qui s’était inspiré des sans-abris pour Dior, les jupes pour hommes de Jean-Paul Gaultier ou encore l’une des dernières collections de Rick Owens dévoilant l’anatomie masculine.

Les femmes sont également à l’honneur, surtout celles aimant jouer sur les pièces mixtes, Gabrielle Chanel, Elsa Schiaparelli (combinaisons-pantalons) et Marlene Dietrich (célèbre smoking dans le film Coeurs brûlés) pour ne citer qu’elles. Déjà culte.

 

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Du 1er décembre au 23 avril 2017

Musée des Arts Décoratifs de Paris

107 Rue de Rivoli, 75001 Paris

http://www.lesartsdecoratifs.fr/