Êtes-vous plus susceptible de tomber enceinte si vos collègues ou des membres de votre famille le sont ? Oui, répond une nouvelle étude de l’Université de Cologne qui montre que la maternité est communicative.

Les grossesses seraient « contagieuses » entre collègues sur le lieu de travail et entre frères et sœurs dans la famille, selon l’étude, menée par Zafer Büyükkeçeci, Thomas Leopold, Henriette Engelhardt et Ruben van Gaalen, qui révèle que si une collègue devient mère, les probabilité de nouvelles grossesses sur le lieu de travail augmentent – et le même effet peut être constaté entre frères et sœurs.


Les chercheurs ont analysé les données des systèmes néerlandais de données statistiques sociales (SSD), qui contiennent des informations sur les membres de la famille et les lieux de travail de l’ensemble de la population néerlandaise.

L’étude révèle que si un enfant est né d’un frère ou d’un collègue, cela peut déclencher une réaction en chaîne car une personne qui souhaite avoir un enfant peut à son tour influencer ses frères et sœurs, puis influencer ses propres collègues.

L’étude suggère aussi que les réseaux sociaux jouent un rôle important dans la décision de maternité.

« Nous pensons que ce type d’effet se produit sur le lieu de travail principalement en raison de l’apprentissage social ; les collègues peuvent s’influencer mutuellement sur les décisions de fécondité, car ils peuvent apprendre d’eux les conséquences de devenir parent et comment la parentalité influence le travail et la vie de famille », explique le professeur Leopold.

A l’inverse les personnes en âge de procréer et qui ont peu de naissances parmi leurs frères et sœurs et leurs collègues sont moins susceptibles d’avoir des enfants.

Un phénomène de contagion qui joue à plein sur la démographie puisque sans lui, le nombre de grossesses chuterait de 5,8 % sans l’influence des collègues de travail et de 1,5 % sans celle de la famille.