Alors que le monde s’est mis au travail à distance avec la pandémie de Covid-19, plusieurs pays ont annoncé de nouveaux « visas pour les digital nomads » pour compenser la perte de revenus touristiques. Au lieu de faire venir des visiteurs à court terme pendant une semaine, pourquoi ne pas les inciter à venir profiter du pays pendant quelques mois ou plus ?

 

Cette initiative s’est avérée judicieuse, puisque plusieurs multinationales ont annoncé leur intention de faire du télétravail une politique permanente pour leur personnel. Après tout, si vous deviez vraiment être mis en quarantaine pendant deux semaines à votre arrivée, vous voudriez certainement rester bien plus longtemps que cela pour que le voyage en vaille la peine.

 

Analyse des meilleurs visas pour « digital nomads »

Si certains pays ont officiellement commercialisé leurs visas de long séjour pour les « digital nomads », de nombreux autres pays, comme l’Espagne, disposent en fait de visas d’autosuffisance délivrés aux retraités ou aux personnes disposant de revenus étrangers, qui répondent aux principes fondamentaux d’un visa de « digital nomad ».
Le site de comparaison d’assurances voyage InsureMyTrip a examiné plusieurs paramètres relatifs aux pays qui facilitent le travail à distance. Ils ont analysé : la vitesse de connexion Internet, le loyer moyen des appartements, le bonheur, la difficulté de la langue, l’accueil des nomades, le coût d’un visa de travail à distance et la durée du visa de travail à distance.
Sur cette base, la Norvège est arrivée en tête du classement avec une note de 7,88 sur 10, avec une note maximale dans la catégorie de la durée du visa (10), des scores exceptionnels pour l’accueil des nomades (9,1) et le bonheur (9,9) et des notes moyennes pour la vitesse de connexion Internet (7,4). Les notes de la Norvège ont baissé, sans surprise, en ce qui concerne le coût de la vie.

 

Le Top 10 :

  1. Norvège – 7,88
  2. Mexique – 7,30
  3. Allemagne – 7,19
  4. Portugal – 6,84
  5. Islande – 6,83
  6. Grèce – 6,45
  7. Costa Rica – 6,11
  8. Jamaïque – 6,03
  9. Espagne – 6,02
  10. Bermudes – 5,97

 

Bien que le coût de l’hébergement soit particulièrement élevé (354 dollars par mois en moyenne), le Mexique a obtenu la note maximale pour la gratuité de son visa de travail à distance, tout comme la Grèce, l’île Maurice, Aruba et la Géorgie. Il faut cependant s’attendre à une connexion Internet lente au Mexique, qui n’a obtenu qu’un dérisoire 0,75 sur 10 dans cette catégorie.
Les Émirats arabes unis ont obtenu la note moyenne de 4,13 sur 10, en raison de la difficulté à apprendre la langue maternelle du pays, de la vitesse de connexion Internet et de la durée du visa.

 

Ronni Kenoian, directeur du marketing chez InsureMyTrip, commente :

« Comme de plus en plus de personnes sont complètement vaccinées, nous pensons que davantage de travailleurs à distance pourraient envisager de s’installer dans un autre pays.
Pour ceux qui peuvent prendre l’ordinateur portable et aller travailler n’importe où dans le monde, cette liste est une excellente source d’inspiration. Il est également important de noter que les personnes qui cherchent à travailler à l’étranger doivent obtenir une couverture médicale d’urgence appropriée et une assurance voyage adéquate ».

 

Ces comparaisons sont-elles justes ?

Deux des sept paramètres concernent le coût et la durée d’un visa de « digital nomad ». Il convient de rappeler que les citoyens de l’Espace économique européen (les 27 États membres de l’UE plus l’Islande, le Liechtenstein et la Norvège) sont autorisés à vivre et à s’enregistrer dans tout autre pays de l’EEE gratuitement ou moyennant une somme modique, qui n’a certainement rien à voir avec le coût d’un visa de long séjour pour les citoyens non européens, et sans les formalités administratives liées à la fourniture d’éléments tels que des extraits de casier judiciaire ou des relevés bancaires remontant à plusieurs mois.
S’il est vrai qu’il faut utiliser les mêmes mesures objectives dans tous les pays analysés, le fait d’être un « digital nomad » est très spécifique aux individus et chacun accordera sa propre importance à chaque catégorie.
Mais lorsque les résultats sont présentés avec deux décimales, et que des pays comme le Portugal et l’Islande ne sont séparés que de 0,01/10, il est fortement conseillé d’examiner les résultats complets, d’évaluer les scores bruts et de tirer ses propres conclusions.

 

Article traduit de Forbes US – Auteur : Tim Lai

 

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