Selon un récent rapport de recherche de Barclays, la banque britannique, Les rapports sur la fin des villes sont très exagérés. Il est vrai que New York et d’autres grandes zones métropolitaines ont connu quelques problèmes ces derniers temps, mais dans l’ensemble, il s’agit peut-être plus d’un cirque médiatique que d’une réalité.

Au contraire, les prix de l’immobilier augmentent partout, comme l’indique le rapport : « Malgré les spéculations largement répandues sur l’effondrement de la demande pour la vie urbaine, les prix de l’immobilier ont augmenté à travers tous les États-Unis pendant la pandémie dans chacune des zones rurales, suburbaines et urbaines ». Autrement dit, les États-Unis connaissent un boom du logement dans les zones urbaines et non urbaines.


Plus important encore, toute fuite des zones urbaines ne sera pas permanente. À ce sujet, le rapport dit : « la pandémie de Covid-19 n’a pas changé de façon permanente les préférences des gens en matière de logement. Bien que l’aversion pour la densité entraîne un certain déclin dans les grandes villes, l’évolution des prix pendant la pandémie de Covid-19 suggère que les gens sont toujours prêts à payer pour les équipements urbains. Ceci en accord avec la valeur à l’accès aux restaurants, aux bars et aux institutions culturelles que l’on trouve dans les villes plus denses […] ».

Dans un autre registre, le rapport indique qu’il y a eu un certain nombre de vols dû aux pickpockets à New York et San Francisco. De tels problèmes sont apparus dans ces deux villes bien avant la crise sanitaire. Par exemple, New York a vu une augmentation du nombre de sans-abri et de drogués depuis cinq ans.

Par ailleurs, des amis qui vivent à San Francisco se sont également plaints de la gestion de la ville pendant des années, bien avant le Covid-19. C’est pourquoi la pandémie a peut-être été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase pour certaines personnes qui pensaient déjà à partir en banlieue ou dans des villes plus petites que New York ou San Francisco.

Perspectives positives pour le logement :

En attendant, selon Barclays, les perspectives du marché de l’immobilier sont positives. Ou du moins aussi positives qu’elles pourraient l’être avec les dizaines de millions de personnes au chômage. C’est ce qu’explique le rapport : « Nous prévoyons que la tendance à la hausse des prix de l’immobilier (dans les villes et en banlieue) persistera même après la fin de la pandémie, car l’accessibilité financière s’est améliorée et devrait rester élevée ».

Ces perspectives favorables sont en partie dues aux taux d’intérêt très bas qui rendent les logements plus abordables, ainsi qu’à la hausse du taux d’épargne pendant le confinement lié à la pandémie. Il y a aussi le fait que la génération Y (millénaire) est maintenant principalement à l’âge d’acheter des maisons, explique le rapport. Tout cela signifie qu’il y aura beaucoup d’acheteurs à la recherche de logements de tous types.

Comment investir pour un boom du logement ?

Comment les investisseurs doivent-ils prendre cette nouvelle ? Ils devraient envisager d’acheter des actions de construction de logements comme celles détenues dans le fonds SPDR S&P Homebuilders, qui sont négociées en bourse. Ce fonds a augmenté de 75 % au cours des six derniers mois, soit plus de deux fois plus que le S&P 500, selon les données de Yahoo. Mieux encore, les perspectives pourraient s’améliorer davantage, car le taux de chômage baissera lorsque l’économie retrouvera sa pleine capacité. À ce moment-là, il faut s’attendre à un véritable boom immobilier.

Article traduit de Forbes US – Auteur : Simon Constable


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