Après une enfance passée à dessiner et une prépa à l’École Supérieure des Arts Appliqués Duperré, Lulu s’est formée à la peinture à l’huile avec Jean Arcelin. D’assistante styliste à la direction artistique d’un studio design, Lulu commence à exposer ses propres œuvres à partir de 2006, année où elle s’envole pour le Brésil. Depuis, l’artiste a exposé plusieurs fois dans des galeries d’art à São Paulo, a vendu plus de 200 toiles et a développé et fidélisé une clientèle dans le monde entier.

Dans cette fantaisie récurrente, le Brésil joue un rôle important : outre le côté tropical et coloré, Lulu y puise une petite dose de folie décomplexée, toujours optimiste. Tout paraît possible, tout est en douceur et en courbes, comme le tempérament des Brésiliens.


« Mes thèmes d’inspiration principaux se retrouvent par hasard au centre de l’actualité. Je ne peux donc pas dire que je peins en réaction aux événements récents, mais plutôt que je peignais déjà « l’Amazonie », comme dans un présage de ce qui allait arriver, et les Indiens, les femmes et les animaux exotiques, avant que ceux-ci ne soient à nouveau fragilisés par l’actuel gouvernement. Ce que j’y cherche en dehors de la beauté, c’est la richesse de la fragilité.
Dans ses dernières déclarations, Bolsonaro affiche la brutalité, la misogynie, le mépris de la biodiversité et des autochtones. Il est aussi l’inverse de ce que je vois chez la plupart des Brésiliens, qui ont un caractère doux, chaleureux, qui sont empathiques et sympathiques… »

La nature est partout présente

Même en plein São Paulo, mégalopole souvent décrite comme une forêt d’immeubles, la nature est partout présente. Le climat tropical donne ici aux plantes une force incroyable qui les fait sortir du béton, soulever des trottoirs par leurs racines. Les arbres verts toute l’année sont gigantesques, couverts d’orchidées et de plantes multicolores.

Dans les rues, on voit souvent des fleurs magnifiques, des bougainvilliers fluos, des hibiscus, des bananiers, des manguiers, des becs de perroquets. Les racines ressemblent à des doigts d’Egon Schiele, les feuilles ont des formes très design, paraissant avoir inspiré l’architecture de Niemeyer ou les dessins de Burle Marx.

Chaque plante est une œuvre d’art ; impossible d’y être indifférent, même au milieu de São Paulo.

 

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Lulu peint à l’huile sur un fond généralement vert qu’elle utilise en transparence dans ses fonds de peau, dans les lumières ou les ombres, parfois dans certains éléments du décor ou dans les vêtements.

Elle ne fait pas de travail préparatoire, juste une esquisse à la craie blanche sur le fond. Puis elle complète par des applications de couleurs vives qu’elle laisse s’assembler au gré de son inspiration, sans jamais savoir comment sa toile finira.

Lulu danse sur la toile et se fait plaisir. On peut trouver de la matière dans les détails. Sa technique de peinture est classique mais les couleurs, le style et les sujets sont modernes. Très souvent, Lulu aime mettre tous les éléments sur un seul plan, sans se soucier des perspectives.

 

Le prochain rendez-vous parisien de Lulu, FELICIDADE (« bonheur » en portugais), est une ode à la fraîcheur et à la bonne humeur.

Lulu vient percer notre ciel automnal du 14 au 16 novembre 2019. Elle investit le Molière avec son univers décalé, esthétique et coloré. Une trentaine de toiles mêlant sensualité féminine, nature sauvage, motifs art déco-nouveau et couleurs lumineuses seront exposées. Les toiles de l’exposition FELICIDADE seront vendues aux enchères et accessible sur le site de Drouot Live.

 

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FELICIDADE du 14 au 16 novembre 2019 Le Molière – 40, rue de Richelieu, 75001 Paris
Jeudi 14 novembre – Soirée Influenceurs & Presse 18h-22h
Vendredi 15 novembre – Vente aux enchères – à partir de 19h30
Ouverture au public : vendredi 15 & samedi 16 novembre 11h-21h