D’après le Global Liveability Index, une mesure permettant de classer les villes mondiales où il fait le mieux vivre, la France n’est pas très attractive, puisque Paris ne se classe qu’à la 19ème place. En comparaison, le Canada compte trois villes, dont Calgary (3), Vancouver (6) et Toronto (7). La meilleure ville où vivre est Vienne, en Autriche.

Cela ne signifie pas nécessairement que les villes françaises sont horribles. Cela signifie simplement que les autres villes s’améliorent par rapport aux nôtres.


Le Global Liveability Index compare les villes mondiales en termes de sécurité, d’accessibilité, d’éducation, de soins de santé, de mode de vie urbain et d’infrastructures. Au moins quatre villes de classe mondiale sont sorties du top 10 l’année passée : Auckland (de 8 à 12), Perth (de 7 à 14), Helsinki (de 9 à 16) et Hambourg (de 10 à 18). En réalité, aucune de ces villes n’a vu la détérioration des principaux éléments mesurés, cités ci-dessus. Les changements de la qualité de vie ailleurs peuvent avoir un réel impact sur le classement et ainsi expliquer la dégringolade de ces villes.

Néanmoins il existe une corrélation entre les types de villes qui se situent tout en haut du classement, d’après The Economist Intelligence Unit. Celles qui obtiennent les meilleurs résultats ont tendance à être des villes moyennes dans les pays les plus riches. Plusieurs villes du top 10 ont également une densité de population relativement faible. De plus, elles ont un certain nombre d’activités culturelles et récréatives attrayantes pour les résidents sans avoir un taux de criminalité élevé ou des infrastructures surchargées.

Six des dix villes les plus performantes se trouvent en Australie et au Canada, où les densités de population sont plus faibles. Les densités de ces pays sont en effet inférieures à la moyenne mondiale (terrestre) de 58 et à une moyenne française de 123, selon les dernières statistiques de la Banque mondiale (2017).

Les centres d’affaires mondiaux ont tendance à être victimes de leur propre succès, selon les analystes de The Economist Intelligence Unit.

 

 

Le « buzz des grandes villes » s’accompagne d’infrastructures souvent lourdement chargées, de la pauvreté et de taux de criminalité plus élevés. New York (57ème), Londres (48ème) et Paris (19ème) sont des centres d’affaires avec tous les atouts d’une vie urbaine de qualité. Mais chacun a des niveaux de criminalité et de congestion plus élevés, ce qui les rend moins vivables que leurs pairs dans le top 10.

Outre Vienne, une seule autre ville européenne a atteint le sommet. Il s’agit de Copenhague, qui est considérée comme la neuvième ville la plus agréable au monde.

Malgré la faiblesse de l’Europe et des États-Unis dans le top 10, le monde occidental n’est pas mort et n’est pas en train de mourir. Ainsi, l’Europe comme les États-Unis abritent des villes où il fait le mieux vivre au monde. L’Europe occidentale compte ainsi 9 des 20 premières villes du classement, et 26 des 66 premières villes s’en tirent avec des notes moyennes supérieures à 80% en termes d’infrastructures et de sécurité. Onze villes américaines, notamment Honolulu et Los Angeles, se classent parmi les 50 premières.

Dans le paysage urbain des marchés émergents, Buenos Aires est la plus populaire (62), suivie de Moscou (68) et de Saint-Pétersbourg (70). Rio de Janeiro (88) se classe plus haut que São Paulo (93), ce qui est surprenant compte tenu de son énorme problème de criminalité. La compacité générale de la ville, une meilleure offre globale d’attractions culturelles et un climat plus doux la rendent plus attractive que São Paulo, moins violente, mais trop grande, trop encombrée et trop humide.