Avoir une idée, c’est bien ; pouvoir la concrétiser, c’est mieux. Et pour cela, les start-up doivent souvent passer par la case levée de fonds.

En 2015, les jeunes pousses étudiées par Capgemini ont levé 1 milliard d’euros, plus du double par rapport à 2014. Et la tendance à la hausse semble se confirmer : Depuis le début de l’année 2016 Capgemini a comptabilisé 133 nouvelles levées de fonds pour 933 start-up et déjà 283 millions d’euros. Les trois secteurs qui engrangent le plus d’investissement en 2016 sont la tech, la santé et la fintech. Plusieurs levées peuvent être remarquées, comme Cedixis (22 millions), Dayuse (15 millions) ou Delair Tech (13 millions).


Mais certaines levées sont bien plus conséquentes, comme le montre la liste des plus importantes levées de fonds en 2015 et 2016.

  1. Blablacar : 200 millions de dollars (177 millions d’euros)
    Lancée en 2006, la plate-forme de covoiturage fait désormais partie des licornes, ces entreprises non cotées en bourses et évaluées à plus d’un milliard de dollars. En Septembre 2015, Blablacar a annoncé avoir levé 200 millions de dollars (177 millions d’euros) auprès de fonds d’investissement américains Insight Venture Partners et Lead Edge Capital. L’entreprise avait déjà levé 10 millions de dollars en 2012 et 100 millions en 2014.
  2. SigFox : 100 millions euros
    La jeune pousse toulousaine créée en 2009, vient de lever 100 millions d’euros auprès d’investisseurs tels que GDF Suez, Air Liquide, EurelSat ou Telefonica. Opérateur télécom de l’internet des objets, Sigfox totalise quatre levées de fonds et se développe à l’international. Anne Lauvergeon a intégré son conseil d’administration en 2014.
  3. Believe Digital : 60 millions d’euros
    Ce leader européen de la distribution numérique de musique (artistes et labels) indépendante a levé 60 millions d’euros auprès de Technologies Crossover Ventures, le serial investisseur qui a déjà soutenu Facebook, Netflix ou Vice. Créée en 2005, Believe Digital se veut comme une alternative aux grandes maisons de disques.
  4. Vestiaire collective: 33 millions euros
    Fondé en 2009 par six entrepreneurs, ce site de vente de vêtements et accessoires de luxes a effectué une levée de fonds de 33 millions d’euros en septembre 2015, dont 20 millions apportés par le fonds d’investissement Eurazeo. Cette levée devrait permettre à la start-up, déjà implantée dans plusieurs pays européens, de s’exporter aux Etats-Unis.
  5. Prêt d’union : 31 millions d’euros
    En juillet 2015, la start-up créée en 2009 annonce avoir levé 31 millions d’euros. Aux investisseurs historiques, Crédit Mutuel Arkéa, AG2R et Kima Ventures, viennent s’ajouter Eurazeo et Pierre Kosciusko-Morizet. De l’argent frais qui permet à la start-up rebaptisée Younited crédit de s’étendre en Europe.
  6. Drivy : 31 millions d’euros
    La société française spécialisée dans la location de voiture entre particuliers a bouclé une levée de fonds de 31 millions d’euros en avril 2016. Fondée en 2010, l’entreprise revendique aujourd’hui 850 000 utilisateurs.
  7. Netatmo : 30 millions d’euros
    Dans le but d’accélérer son développement, la start-up spécialisée dans les objets connectés pour la maison a réalisé une levée de fonds de 30 millions d’euros en novembre 2015. En plus du thermostat, de la caméra connectée et de la station météo, Netatmo souhaite mettre au point de nouveaux objets. 80 % de son chiffre d’affaires se fait à l’étranger.
  8. Ouicar : 28 millions d’euros
    En juin 2015, Ouicar a convaincu la SNCF de récupérer 75 % de son capital pour un montant de 28 millions d’euros. Lancée en 2007, la plate-forme permet la location de voitures entre particuliers. Elle comptabilise 30 000 véhicules en auto partage et revendique 500 000 membres.
  9. Aledia : 28 millions d’euros
    Depuis 2011, Aledia propose des Leds 3D. La start-up grenobloise a levé en juin 2015 plus de 28 millions d’euros auprès des investisseurs Valeo et Ikea GreenTech.
  10. Qwant : 25 millions d’euros
    Le moteur de recherche, souvent qualifié de « Google français », a levé 25 millions d’euros fin 2015. Le financement provient de la Banque Européenne d’Investissement (BEI) dans le cadre de l’initiative communautaire Horizon 2010 qui vise à soutenir des start-up européennes. Fondé en 2011 et officiellement lancé en 2013, Qwant se présente comme une alternative à Google en protégeant les données de ses utilisateurs et en préservant la neutralité des résultats de recherches.