Dans une étude réalisée par IPSOS*, les Français identifient l’ assurance-vie comme un support permettant une transmission de patrimoine dans de bonnes conditions (pour 73% des sondés), offrant des garanties face aux incertitudes de l’avenir (67%), comme un moyen fiable et sûr d’épargner (65%) et lui accordent légitimement une grande confiance (62%). 

Support d’épargne très populaire, disposant d’une excellente image auprès de Français, l’assurance-vie rapporte paradoxalement peu aujourd’hui aux épargnants. En effet, le placement préféré des français affiche un rendement en baisse en 2017 à 1,80%**, pour les supports en euro de l’assurance-vie.


La récente réforme de la fiscalité et les efforts déployés par les parlementaires et le gouvernement pour redynamiser l’épargne et la flécher vers les secteurs prioritaires de notre économie ne sonneraient-ils pas l’heure d’un renouveau de l’assurance-vie afin d’associer à la popularité de ce produit les rendements qu’il mérite ?

Intégrer davantage d’actifs tangibles dans les portefeuilles assurance-vie à l’échelle nationale fait partie de la solution pour de meilleurs rendements et une pondération du risque fidèle à l’investissement via ce produit. L’hôtellerie, à titre d’exemple, est un terrain souvent mal connu des investisseurs. Secteur stratégique prioritaire, fleuron de l’économie européenne, le tourisme offre des perspectives de rendements facilement appréhendables, de l’ordre de 7% à 9% par an, et avec des risques maîtrisables.

En 2017, les indicateurs des principales agglomérations européennes étaient en hausse, notamment sur le segment de l’hôtellerie d’affaires. Paris affiche un taux d’occupation des hôtels à 79%, Londres et Lisbonne à 83% et Barcelone à 78%. Le prix moyen d’une chambre d’hôtels en Europe est de 93 € (versus 90 € en 2016 et 64 € en 2010) **. Une résilience de l’hôtellerie qui s’explique par le dynamisme du Vieux Continent disposant de la plus forte densité de population active avec des besoins d’hébergement en hausse conjuguée avec une absence de réserves foncières constructibles.

Première destination mondiale, la France accueillait par ailleurs près de 89 millions de visiteurs étrangers l’an dernier selon les estimations du Ministère de l’Economie, soit 5 millions de plus qu’en 2016, et devrait accueillir 100 millions de personnes en 2020. Les opportunités qu’offrent notamment la coupe du monde de rugby de 2023, les jeux olympiques de 2024 et l’avènement du Grand Paris confortent ces perspectives. La quasi-saturation de l’aéroport de Paris Charles de Gaulle, le manque de chambre d’hôtels dans nos grandes métropoles à certaine période de l’année, dans un contexte de faibles réserves foncières constructibles en centre-ville, la nécessaire décentralisation entre les grands pôles touristiques urbains surpeuplés et nos territoires régionaux trop isolés malgré la richesse de leur patrimoine  imposent l’équipement et la rénovation de nos infrastructures d’accueil. Levier majeur de l’économie, le tourisme génère 8% de notre PIB, représente plus de 350 000 entreprises, 2 millions d’emplois et devrait en créer 300 000 supplémentaires d’ici 2020 en métropole comme en outre-mer***.

Offrant à la fois un terrain de placements sécurisant, à fort rendement et la possibilité de soutenir l’économie réelle, les actifs tangibles comme ceux de l’hôtellerie, ont toute place au cœur des produits assuranciels. D’autant plus que la volatilité des valorisations des actifs tangibles est plus faible que celles des actifs financiers traditionnels. Il s’agit  d’une conviction aussi forte que celle de la nécessaire innovation continue sur les véhicules d’investissement. 

 

* source : Etude IPSOS / Les Français, l’épargne et l’assurance-vie /Fédération Française de l’Assurance
** source : FFA. Taux de rendement brut d’inflation des supports euros de l’Assurance vie
***sources : MEAE, Ministère de l’Intérieur, Forward Keys, INSEE, Centres des Monuments