Les principaux indices boursiers de Wall Street ont atteint de nouveaux sommets ce mercredi. L’amélioration de la croissance économique américaine au troisième trimestre, la vigueur des dépenses de consommation le mois dernier et l’optimisme renouvelé à Wall Street au sujet d’un accord commercial avec la Chine ont atténué les craintes d’une récession.

L’indice S&P 500 a grimpé de 0,27 %, tandis que l’indice Dow Jones s’est apprécié de 0,19 %, ce qui leur a permis de poursuivre une ascension record. L’optimisme des marchés s’explique en grande partie par des données économiques plus solides que prévu, suggérant que l’économie continuera de croître à un rythme modéré au quatrième trimestre.

Les derniers indicateurs montrent que le PIB américain a augmenté de 2,1 % au troisième trimestre, soit une hausse de 2,1 % par rapport à une précédente estimation à 1,9 %. Ils révèlent également que le ralentissement de l’investissement des entreprises pourrait se stabiliser. Les perspectives économiques se sont encore améliorées, grâce à une hausse des dépenses de consommation aux États-Unis le mois dernier, tandis que le nombre d’Américains ayant demandé des allocations chômage a également diminué, ce qui permet de diminuer davantage les risques de récession à court terme. 

La robustesse des données économiques contribue à l’optimisme général à l’égard d’un accord commercial avec la Chine, notamment grâce aux propos de Donald Trump, qui a annoncé mardi que les États-Unis étaient « dans la phase finale » de l’accord crucial. Pour ajouter à la récente reprise du marché, les bénéfices des sociétés au troisième trimestre ont été meilleurs que prévu. Selon les données de Refinitiv, sur les 484 sociétés du S&P 500 qui ont déclaré des bénéfices, 75 % ont dépassé les estimations, contre 18 % d’entre elles qui n’ont pas réussi (lors d’un trimestre typique, seulement 65 % des sociétés dépassent les estimations et 20 % échouent).

Depuis le début de l’année, l’indice S&P 500 est en hausse d’environ 25 % à Wall Street, tandis que le Dow Jones a augmenté de près de 21 %. Le S&P 500 a établi plus de 12 records au cours du dernier mois. Brad McMillan, directeur des investissements du Commonwealth Financial Network, a déclaré récemment : « D’une manière générale, une série de nouveaux records reflète à la fois l’optimisme ambiant ainsi qu’une forte demande d’actions, et cette tendance devrait se poursuivre ».

Les craintes de récession à Wall Street semblent être en veilleuse pour le moment, car les actions américaines devraient continuer à augmenter en 2020, mais, selon un récent sondage réalisé par Reuters, elles grimperont à un rythme plus modeste que cette année. Le marché devrait être stimulé par une croissance mondiale plus stable, des politiques accommodantes de la banque centrale et une reprise des bénéfices aux États-Unis. Parmi les plus grands risques à l’horizon 2020 figurent l’élection présidentielle, qui devrait créer une incertitude politique, voire une nouvelle guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine, ce qui nuirait inévitablement à la croissance économique mondiale.

Malgré l’optimisme renouvelé quant à la signature d’un accord commercial, Hong Kong apparaît comme un point de discorde. Donald Trump a déjà reconnu que les manifestations constituent un « facteur de complication » dans les négociations en cours. Le Sénat des États-Unis a récemment adopté un projet de loi visant à soutenir les manifestants, poussant ainsi la Chine à accuser son rival de s’immiscer dans ses affaires intérieures. Interrogé récemment au sujet du projet de loi en faveur de Hong Kong, le président américain est resté évasif : « Nous devons soutenir Hong Kong, mais je suis également aux côtés du président Xi ». Notons néanmoins que Donald Trump a promulgué la loi visant à soutenir les manifestants hongkongais dans la nuit du 27 au 28 novembre.