L’année 2020 est particulièrement spéciale, et ce, pour les raisons que nous connaissons, ou plutôt pour les raisons que nous subissons depuis quelques mois. Entre les CoVid-19, les grands mouvements géopolitiques et les soubresauts sociaux, 2020 sera sans aucun doute une véritable croisée des chemins.

Bien entendu, le plus important est devant nous puisque les conséquences du confinement se feront sentir pendant plusieurs années, et ce de façon douloureuse (chômage,  dépôts de bilan à la chaîne, baisse de la consommation, etc…). En ce sens, il est plus que jamais essentiel d’adapter ses investissements en fonction de cette conjoncture si singulière.


Plus que jamais, diversifiez votre portefeuille

Les vieux adages sont souvent de bons conseillers. Celui relatif au fait de « Ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier » n’a jamais été aussi cohérent avec un marché qui pourrait jouer au yo-yo.

Les opportunités seront là, et certains ont déjà saisi celles du mois dernier sur le marché des actions, alors soyez à l’affût pour placer vos deniers tout en diversifiant.

Que ce soit pour défiscaliser, préparer votre retraite, obtenir des compléments de revenus, ou tout simplement pour optimiser vos placements, voici quelques pistes. A noter la citation de Warren Buffett : « Si vous ne connaissez pas les bijoux, connaissez le bijoutier », autrement dit, n’investissez que dans des secteurs que vous « comprenez ».

Les valeurs traditionnelles

Débutons par les placements « évidents » qui pourraient constituer une base saine :

  • SCPI (sur 10 ans): Les SCPI de rendement ont la cote, c’est un fait. Avec une profitabilité nette annoncée autour des 4%, ce véhicule d’investissement est toujours apprécié par sa simplicité (aucune gérance locative à réaliser) et par le fait qu’il permette d’accéder facilement à l’immobilier professionnel (bureaux, entrepôt, co-working space, crèches, sans oublier le développement du Grand Paris).
  • Crowdfunding « immobilier » (sur 3-5 ans): Plutôt adapté à ceux qui souhaitent un cash-out rapide, ce modus operandi est également plus simple d’accès que les SCPI. Avec une croissance (total des investissements) de plus de 80% entre 2018 et 2019, le Crowdfunding « immobilier » mérite d’y prêter attention grâce à son rendement de 8 à 12%. Plus risqué, la zone à privilégier est l’Ile-de-France (sans oublier les alentours de Lyon).
  • Bourse : Déjà un réflexe pour bon nombre d’entre vous, la bourse reste un point de repère en matière d’investissement. Même s’il est nécessaire de garder un œil sur les courbes en permanence, certains ont déjà profité des soubresauts du CoVid en réalisant des marges de 20%. Une nouvelle baisse n’est pas à exclure, et ce, surtout avec l’actualité politique à venir. Comme l’indiquait récemment Gyros Chrysoulis (ex-Black Rock) : Portez un œil attentif aux valeurs liées au e-commerce, aux GAFA et aux nouvelles technologies.
  • PER (Plan Epargne Retraite) : Idéal pour les épargnants entre 30 et 50 ans, le PER est utiles pour ceux qui sont fortement imposés (entre 30 et 45%…). Ce placement est très stable, notamment couplée avec une assurance-vie.

Les placements atypiques

Dans un registre plus exotique, et compte tenu d’un environnement très mouvant (technologie en plein essor et ressources naturelles en plein chaos), les bons coups sont, comme toujours, à réaliser en dehors des sentiers battus.

Voici quelques pistes de réflexion (pensez à bien vérifier la validité des prestataires proposant les solutions citées auprès de l’AMF, les escrocs en tous genres pullulent sur ces marchés…). Liste non-exhaustive :

  • Les métaux précieux : même si le « retour de l’or » est sans cesse annoncé par les apprentis consultants, l’explosion potentielle des prix des métaux précieux est à prendre avec du recul. Toutefois, placer quelques pourcentages de son patrimoine en investissant dans l’or, le cuivre et, dans un autre registre, les diamants comme le Brent est un bon choix.
  • L’investissement forestier : Dès 1000 euros, vous pouvez ainsi vous offrir un bout de foret via les GFF et les GFI. D’utilité écologique, cet investissement peut être estampillé du qualificatif « socialement responsable ». Contrairement aux idées reçues, les forêts continuent de s’étendre puisque l’on ne récolte que 70% de son accroissement naturel. A noter que le prix moyen est de 4300 euros l’hectare.
  • Les entités blockchain (voir mon article) : Véritables machines à laver de l’argent sale entre 2016 et 2018, les crypto-monnaies, sous l’impact du Bitcoin et de l’Ethereum, devraient connaître leur véritable naissance sous peu (le nombre de projets en Asie sont en pleine explosion). De nombreuses banques centrales ont créé des task-force sur le sujet, et, les projets novateurs (toutes industries confondues : santé, finance, calcul, etc…) utilisent de plus en plus la technologie blockchain. Ne perdons pas de vue que celle-ci permet de tout décentraliser et de mettre fin au royaume des intermédiaires (sources de l’explosion des prix d’un service par exemple).
  • Les sites internet : Plus étonnant et pourtant l’un des plus rentables à moyen-terme. Au même titre qu’un fonds de commerce, un site e-commerce dispose d’une valeur et d’un ROI. Les plateformes permettant de racheter des sites déjà actifs existent, un réel plus pour profiter de leur expertise. A titre indicatif, un site web peut coûter entre 1000 et plusieurs centaines de milliers d’euros. Oussama Amar (The Family) lui-même évoquait récemment l’importance d’avoir des revenus passifs, les sites web en sont le meilleur exemple.

En somme, entre les bons coups à réaliser sur les investissements « connus » et les trains à prendre, les opportunités ne manqueront pas. « Diversifier » reste le mot d’ordre pour les mois à venir.