Après avoir atteint ce vendredi en séance le « plafond » de 5 022 points – une première depuis août 2015 -, l’indice phare de la Bourse de Paris n’est néanmoins pas parvenu à « transformer l’essai » et a finalement clôturé à quelques encablures des 5 000 points, en dépit d’un rapport sur l’emploi américain meilleur qu’escompté.

Le CAC 40 n’y arrive décidément pas. Après un début de semaine léthargique imputable au rallye de la semaine dernière qui avait vu l’indice de référence de la Bourse de Paris progresser de 2,18% en cinq jours, les marchés actions sont sortis de leur torpeur à partir de mercredi, mais ce réveil « trop tardif » n’a donc pas permis de terminer la semaine au-dessus de la barre fatidique des 5 000 points. Pourtant la journée de vendredi démarrait sous les meilleurs auspices et à mi-journée, il semblait acquis que le CAC 40 allait, enfin, clôturer au-dessus des 5 000 points. Un scénario encore renforcé par la publication, en début d’après-midi, d’un rapport sur l’emploi américain meilleur que prévu.

Dans le détail, le département du Travail a fait état de 235 000 emplois non-agricoles créés le mois dernier là où les économistes interrogés par Reuters tablaient sur un chiffre de 190 000. Divers éléments qui confirment que l’économie américaine est suffisamment solide pour absorber un nouveau resserrement monétaire, à cinq jours d’une réunion de la Fed où plus rien ne semble s’opposer au premier relèvement de taux de l’année 2017. Toutefois, la stabilisation sur la période du salaire horaire écarte – pour l’instant – la perspective d’une accélération du processus de normalisation de la politique monétaire de l’institution dirigée par Janet Yellen.

Dans ce contexte, les valeurs bancaires ont le vent en poupe à Paris où les trois banques ont trusté ce vendredi les premières places du CAC 40. Ainsi, Société générale (+2,13%), BNP Paribas (2,02%) et Crédit agricole (+1,76%) surperforment allègrement un marché en hausse de 0,24%. Insuffisant néanmoins pour permettre à l’indice de référence de la Bourse de Paris, de s’offrir un gain hebdomadaire significatif, terminant au contraire en recul… de 0,04% sur cinq jours à 4 993,3 points. Un sentiment de « gâchis » après avoir tout de même atteint le « plafond » de 5 022 points en séance, soit sa meilleure performance depuis août 2015.

Vivendi au sommet, Carrefour perd pied

Sur le front des valeurs, Vivendi remporte le palmarès de la semaine avec une progression hebdomadaire de 4,71%. L’actualité a été riche pour le groupe de médias où Vincent Bolloré a franchi, ce mardi, le seuil des 25% des droits de vote à la suite d’une attribution de droits de vote double. Il détient désormais directement et indirectement 20,65% du capital du groupe. En outre, Vivendi a annoncé le non-remplacement de trois administrateurs indépendants ce qui, de facto, assoit encore davantage la position de Vincent Bolloré en tant que premier actionnaire, et lui offre une belle marge de manœuvre pour mener à bien « de nouveaux projets ». En ligne de mire : un rapprochement avec Havas.

A l’inverse, Carrefour a terminé dans les abysses du CAC 40, reculant de 5,56% en une semaine et un plongeon de 4,03% sur la seule journée de jeudi, où sa publication annuelle a été sévèrement sanctionnée par le marché. Ainsi, après trois ans de hausses consécutives, le résultat opérationnel du deuxième distributeur mondial a reculé en 2016, lesté par les contre-performances du groupe en France. Dans la lignée de cette publication en demi-teinte, HSBC a abaissé son conseil sur la valeur à Conserver – contre Achat initialement- et revu son objectif de cours de 28 à 25 euros.