Selon un rapport américain, les start-up gérées par des femmes connaissent une croissance plus rapide, alors que le nombre de fondateurs n’impacte pas son développement.

Bien que l’étude * ne porte que sur un peu plus de 100 créateurs de start-up, et leurs plusieurs centaines de salariés, les chiffres sont plutôt éloquents. Pour les entreprises avec une croissance de plus de 200 %, celles fondées ou cofondées par au moins une femme sont plus nombreuses : 14 % pour être précis (contre 8 % pour des fondateurs masculins). Parmi celles qui ont connu une croissance entre 21 et 50 %, 43 % d’entre elles ont au moins une femme dirigeante. Alors que seulement 14 % des personnes sondées sont des femmes. « Ces chiffres corroborent l’affirmation de Sheryl Sandberg selon laquelle des équipes diversifiées prennent de meilleures décisions », explique David Niu, le fondateur de TINYpulse, une société spécialisée dans la collecte de données d’employés. En février 2016, une étude ** plus poussée (21 980 entreprises dans 91 pays) stipulait que « pour les entreprises rentables, passer d’une direction uniquement masculine à 30 % de femmes faisait augmenter leur marge bénéficiaire nette de 15% ».

Autre point intéressant, l’étude se penche sur la corrélation entre le nombre de fondateurs et la croissance. À priori, aucune. En tout cas, avoir plus d’un fondateur n’a aucune conséquence sur l’accroissement du chiffres d’affaires, parmi les entreprises ayant une croissance à 20 % et plus, 55 % sont dirigées par un seul et unique fondateur, 57 % par un duo, voire plus.


Les entrepreneurs voient le verre à moitié plein

La question de la culture d’entreprise aborde la distorsion entre le startupeur et ses équipes. Ce dernier a tendance à avoir une vision plus positive de sa culture d’entreprise (la transparence, la valorisation et le bonheur) que ses salariés. Alors même que ces mêmes salariés considèrent ces valeurs comme un facteur important pour rester dans l’entreprise et s’y référer.

* tinypulse.com

** piie.com