Le personal branding, c’est l’art de promouvoir ses talents et de se mettre en valeur. Que ce soit pour réaliser un projet pro ou perso, la maîtrise du marketing de soi est devenu un atout considérable. Les coachs Fadhila Brahimi et Pascale Joly nous donne des clés pour exceller en la matière.

– Développer sa confiance en soi. « Avant de s’attaquer au savoir faire, le savoir être est primordial », assure Pascale Joly, conférencière et auteure de « Tu te lèves et tu décides ». En clair, le personal branding ne peut pas fonctionner si vous n’avez pas confiance en vous. « A titre personnel, comme à titre professionnel, il faut que vous ayez conscience de vos compétences et de vos capacités. »

Construire un projet précis. « Le personal branding permet de vendre mon produit ou mon service. Construire un projet précis, c’est répondre aux questions suivantes : qu’est-ce que je vends, à qui et comment », explique Pascale Joly. Une fois le projet défini, il faut déterminer la cible à atteindre. «  C’est la différence entre le personal branding et le personal branling, ajoute la coach Fadhila Brahimi. Communiquer partout, être sur tous les réseaux, être invitée dans tous les événements ne sert à rien. »

 – Etre active sur les réseaux sociaux. Pour se distinguer sur des plateformes comme Linkedin, Fadhila Brahimi donne plusieurs conseils : soigner la photo de sa bio, faire attention aux mots clés, s’inscrire dans des groupes, engager des conversations avec ses contacts et éventuellement les rencontrer. « Aujourd’hui, le pouvoir est dans le partage. Il est donc important d’être en veille pour partager des choses en rapport avec son projet », ajoute-t-elle.

Rejoindre des réseaux professionnels. « Cela permet d’être conviée à des événements, à des conférences, des soirées networking où on va pouvoir parler de soi et de son projet », affirme Fadhila Brahimi. Pour définir la relation qui se noue dans ces réseaux, elle parle de « coopétition », mélange de collaboration et de compétition. « Il faut rencontrer les gens sans chercher à vendre quoi que ce soit, simplement pour élargir ses relations. Il faut les aider, faire en sorte qu’ils vous fassent confiance. Cela prend du temps et de l’énergie, mais vous aurez un retour sur investissement », complète Pascale Joly.

– Maîtriser l’art du storytelling. Pour marquer les esprits, rien de tel qu’une présentation romancée de son parcours. « Il faut raconter une histoire en partant de faits concrets », recommande Pascale Joly. Bien racontée, chaque expérience peut vous faire passer pour une héroïne. « Tout en restant honnête, il ne faut pas avoir peur d’enjoliver, par exemple en transformant un échec en réussite. Tant que l’histoire colle avec votre personnalité, ça marche. »

Etre capable de faire son pitch en deux minutes. L’elevator pitch (présentation qu’on a le temps de faire dans un ascenseur), est une arme infaillible. « Faites court pour donner l’information utile qui suscitera l’intérêt et les questionnements », conseille Fadhila Brahimi.

Avoir un mentor. « Etre épaulé par quelqu’un qui a déjà effectué ce cheminement, qui n’a plus rien à prouver et qui souhaite partager, s’avère décisif », explique Fadhila Brahimi. Elle en est persuadée : « Une personne à qui l’on doit rendre des comptes : ça nous motive ! »

Faire preuve de culot. « Osez ! », insiste Pascale Joly. « Faites des choses que les autres n’oseraient pas faire, sortez de votre zone de confort, prenez des risques !  Sans allez jusqu’à publier votre CV  des panneaux publicitaires, il y a plein de petites choses à faire comme oser raconter ses échecs. »

Bannir les termes négatifs quand on parle de soi. « J’ai essayé de… », « Je n’ai pas réussi à …», « J’ai tenté de faire… » Pour Fadhila Brahimi, toutes ces formules traduisent une faiblesse ou un manque d’estime de soi et sont à bannir de toute urgence.

Utiliser des données chiffrées pour se valoriser. « Quand vous parlez d’une réalisation, donner des éléments qualitatifs, cela permet aux gens de mesurer les véritables enjeux. » Par exemple, dites combien de personnes vous avez managées, le nombre de pays avec lesquels vous avez travaillé, de combien de pourcentage vous avez augmenté les ventes, etc.