Anna Véronique EL BAZE, auteure de Je maudis le jour : rencontre avec une écrivaine sombre et lumineuse.
 
Femme de communication, Anna Véronique El Baze est de cette génération d’écrivains qui font vibrer les lecteurs par un style âpre et intimiste. Impossible de deviner sa capacité à exprimer l’indicible, ni la violence de sa plume sombre et passionnée derrière le sourire lumineux de l’auteure. Contraste franchement saisissant lorsqu’on la rencontre après l’avoir lue ! Elle illustre à merveille l’adage populaire : ne jamais se fier aux apparences…
 
Après La fille au 22, paru au Cherche-Midi,  Anna-Véronique El Baze signe avec  Je maudis le jour  un nouveau thriller qui bouscule et dérange. Elle décortique les sentiments à coups de scalpel et fait naître l’émotion au tréfonds des âmes les plus tourmentées. 
 
Le roman met en scène trois personnages centraux,  deux hommes et une femmes, tous trois cabossés par la vie.  Le flic de la crim. séducteur impénitent et solitaire, l’ancien légionnaire  devenu SDF qui ne croit plus en rien, la libraire terne et passionnée de polars. Voilà pour les apparences …
 
Au fil des pages leurs liens se tissent, leurs maux s’enchevêtrent pour les mener toujours plus loin, plus profond. L’auteure nous plonge dans l’esprit torturé de Léa pour mieux nous entraîner dans la folie de ses choix et dans sa sanglante cavale. Le flic mène une enquête où son instinct  se heurte au  scepticisme  de son équipe ;  le vagabond cherche à cerner cette fille un peu barrée. Quant à la fille, elle joue, séduit, provoque, tue. Pourquoi ? Dans quel but ? Un roman à couper le souffle, où les accalmies sont aussi brèves que le rythme est soutenu.   
 
« Je maudis le jour », Plon