Des organisations syndicales et des associations féministes appellent à la grève le 8 mars, journée international de lutte pour les droits des femmes, pour l’égalité au travail.

Pas de fleurs ni de réductions réservées aux femmes, cibles malgré elles du marketing omniprésent, mais bien une grève pour le 8 mars, à partir de 15h40. C’est le programme prévu pour plusieurs syndicats comme la CGT, associations féministes, Collectif Georgette Sand, Les effronté-e-s, Les Glorieuses ou encore Osez Le Féminisme, Paye ta Shnek et des ONG comme ATTAC France ou l’UNEF. 

Le choix de l’horaire n’est pas anodin. 15h40, c’est l’heure à laquelle les femmes arrêtent d’être payées chaque jour sur la base d’une journée standard (9h-17h avec une heure de pause au déjeuner) à cause des inégalités salariales, de l’ordre de 26% en France. Plusieurs événements se déroulent en France. Le site 8mars15h40.fr recense toutes les actions, ainsi que les 20 exigences pour 2017, comme une petite piqûre de rappel pour la présidentielle, avec entre autres une limitation stricte du travail le soir, de nuit et le week-end, la fin des des CDD et temps partiels imposés, un droit du travail protecteur pour garantir l’égalité des droits et des vraies sanctions pour les entreprises et administrations qui ne sont pas en règle.

Les Islandaises en exemple


Cette mobilisation nationale s’inspire des Islandaises qui se sont mises en grève le 25 octobre dernier pour dénoncer les inégalités salariales. En novembre 2016, le mouvement #7nov16h34 a vu le jour en France pour les mêmes raisons. À l’international, la grève #WomensStrike est soutenue par la Confédération Syndicale Internationale et relayée dans 35 pays et notamment aux Etats Unis, en Amérique Latine, en Pologne, en Italie ou en Irlande.