La start-up Echappe se présente comme « dénicheur de week-end » et propose aux voyageurs de construire leur séjour sur-mesure. Fondée par Julia Durey, cette jeune pousse teste et présélectionne pour les utilisateurs les logements de charme, les activités inédites, et les destinations. Libre au touriste de choisir ensuite à la carte et selon ses envies. 

Il y a les planificateurs. Les voyageurs organisés qui vont passer du temps à trouver la résidence idéale parmi plus d’1,5 million de logements sur Booking ou 4 millions sur Airbnb. Côté loisirs, ils chargeront leurs valises de guides touristiques, navigueront sur de multiples sites internet, et une fois sur place éplucheront les brochures de l’office de tourisme. Et puis, il y a les voyageurs pressés. Pressés de partir, pressés par le temps. Ceux qui n’ont qu’un petit week-end de repos, mais comptent bien s’évader totalement.

C’est en faisant ce constat, que Julia Durey, 33 ans, a lancé Echappe, un site de confection de courts séjours atypiques, dépaysants et sur-mesure. Communicante, la jeune femme travaille cinq ans en agence avant d’intégrer pendant trois ans le monde de la publicité chez Fred et Farid. Une vie parisienne trépidante et un besoin régulier d’évasion. « Pendant des années, je ne pouvais pas partir longtemps pour des questions de budget et de boulot », raconte la jeune femme installée dans un café du 5ème arrondissement de la capitale. « Le week-end de deux ou trois jours était la formule parfaite pour m’échapper en couple, en famille ou entre potes. J’adorais organiser, mais cela me prenait un temps fou ! » Elle organise toujours les week-end, mais désormais dans l’idée de simplifier la vie des touristes. 

L’authentique

Julia Durey quitte donc la com’ et la pub’ et se lance dans la grande aventure de l’entrepreneuriat seule, mais avec un solide réseau, indispensable selon elle pour mener à bien son projet. Elle commence à tester son idée en Bourgogne où sa famille possède une maison. Elle trouve des partenaires d’activités ou de services et les propose aux personnes y séjournant : des rallies des vignes, des dégustations de vin à domicile ou des activités nautiques… Le concept prend. Les partenaires sont mis en avant sur Echappe en échange d’une commission. Pour le client, c’est l’assurance de faire une activité qui aura été testée au préalable et dans laquelle il sera particulièrement bien reçu. La différence avec l’office de tourisme tient dans la sélection : « Je déniche, je ne fais pas de listing, mais je mets en avant l’approche la plus originale, la plus authentique et qui sort de l’ordinaire. »

Pour cela, Julia Durey a déjà sillonné cinq territoires : Côte d’or, Calvados, Bassin d’Arcachon, Paris et les Alpilles et est en train de préparer la sixième zone, les Hautes Alpes. « Je fais des recherches en amont, je planifie quelques rencontres sur place pour les premiers jours, puis je rencontre des gens, ou on me recommande des choses », explique la jeune femme qui avoue débroussailler puis trier les informations pour remplir (puis sans cesse actualiser) sa base de données.

Autre avantage, la plate-forme propose du tout en un puisque logement et activités se retrouvent sur le même site. Le client compose en ligne ce qu’il veut faire, mais aussi où il veut loger. « Nous proposons deux entrées : par activité ou par destination. Dans les deux cas, le voyageur reste maître de son budget et des ses choix. Nous ne proposons pas de package », indique Julia Durey, très attentive au fait que l’utilisateur garde la main. Une telle liberté pour le client qui a un coût : celui de la confection du site internet.

La jeune femme a fait appel à une agence pour construire ce site internet à choix multiples, à la carte pour les horaires et les tarifs, avec des modules de location de logement, des calendriers et des modules de paiement en ligne. Un site qui ressemblerait à un Airbnb (il s’agit uniquement de logements de particuliers) personnalisable à l’envie. Julia Durey cherche aujourd’hui un investisseur pour passer à la vitesse supérieure et un.e associé.e car si elle « avait à cœur de lancer son entreprise seule », elle souhaite à présent être accompagnée et challengée dans la deuxième phase de développement de l’entreprise.