L’Unesco plaide pour un remaniement radical de la société pour préserver la biodiversité. Parmi les premiers à avoir entendu l’appel, le groupe LVMH qui vient de signer un partenariat avec l’Unesco pour devenir le partenaire de son programme scientifique intergouvernemental.

Face au « dangereux déclin de la nature, la réponse mondiale actuelle est insuffisante » : voilà une des conclusions majeures du rapport scientifique de la plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) approuvé par 130 États, lors de la 7ème session plénière de cet organisme, qui se tenait du 29 avril au 4 mai, à Paris. Dans les grandes lignes, ce « résumé à l’intention des décideurs » (Summary for Policymakers, SPM), montre que l’agriculture, la pêche et le changement climatique sont en train de provoquer l’extinction d’un million d’espèces. En réponse, il appelle à un remaniement radical de la société.


Parmi les premiers à avoir entendu l’appel, le groupe LVMH qui vient de signer un partenariat avec l’Unesco pour devenir le partenaire de son programme scientifique intergouvernemental « L’homme et la biosphère » (MAB, Man and biosphère). Il s’agit d’un programme international pluridisciplinaire (sciences exactes et naturelles, sciences sociales, économie, éducation…).

 

LVMH sera présent aux côtés de l’Unesco lors des événements internationaux majeurs à venir au cours des deux prochaines années : la prochaine COP et la Convention sur la biodiversité biologique, programmée en Chine en 2020.

« LVMH entend naturellement s’appuyer sur l’expertise scientifique de l’Unesco dans ses programmes d’approvisionnement de filières durables (réseau de 686 réserves de biosphère). L’idée est de développer des solutions innovantes dans la gestion durable des ressources naturelles et de participer aux projets de recherche scientifique soutenus par le MAB et dans ce cadre mettre à disposition certaines de ses infrastructures pour la mise en place de sites pilotes, notamment dans le domaine de la conservation » explique Antoine Arnault, administrateur du groupe LVMH.

L’aboutissement d’une prise de conscience démarrée il y a près de 30 ans pour le groupe créé par Bernard Arnault.

« Ce partenariat marque une nouvelle étape dans notre démarche démarrée il y a près de trente ans et nous en attendons beaucoup! De nouveaux engagements seront pris prochainement» promet Antoine Arnault.

C’est en 1992, année du premier Sommet de la terre, organisé à Rio de Janeiro, que Sylvie Bénard, ingénieure de formation, en poste chez Hennessy, revient du Brésil avec un projet de développement durable pour toutes les marques du groupe LVMH. « L’environnement n’intéressait alors pas grand monde. Nous avions compris que le développement ne pouvait être que durable. Il ne s’agissait pas pour nous de suivre une mode », rappelait récemment son président Bernard Arnault.