Dans sa lettre annuelle très influente adressée aux PDG, Larry Fink, le PDG de BlackRock, a présenté un plan ambitieux de lutte contre le changement climatique en incitant les entreprises à élaborer des plans explicites sur la façon dont leurs activités survivront alors que l’économie mondiale s’efforce d’éliminer les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050.

 

Principaux faits

  • Dans cette lettre, Larry Fink a appelé les entreprises à « divulguer un plan sur la manière dont leur modèle commercial sera compatible avec une économie zéro émission nette ».
  • La lettre définit une « économie zéro émission nette » comme une économie où le réchauffement climatique est inférieur à 2 degrés Celsius et où les émissions de gaz à effet de serre ont atteint le niveau zéro d’ici 2050.
  • Il a averti que les entreprises qui n’ont pas de plan clair pour faire face à cette transition « verront leurs valorisations en souffrir » car les clients, les actionnaires, les décideurs politiques et les employés perdront confiance dans l’entreprise.
  • Larry Fink a déclaré que BlackRock publiera une « mesure d’alignement de la température » pour ses fonds publics d’actions et d’obligations et créera de nouveaux produits d’investissements conçus en fonction de ces objectifs de « zéro net ».
  • La lettre de cette année reprend les thèmes de la lettre de Larry Fink pour 2020, dans laquelle il affirmait que le changement climatique serait « un facteur déterminant dans les perspectives à long terme des entreprises » et s’engageait à recentrer les investissements de BlackRock en gardant à l’esprit la durabilité.

 

Citation importante

« Je pense que la pandémie a présenté une telle crise existentielle – un rappel brutal de notre fragilité – qu’elle nous a poussés à affronter avec plus de force la menace mondiale du changement climatique et à considérer comment, comme la pandémie, elle va modifier nos vies », a écrit Larry Fink.

 

Chiffre important

7,8 billions de dollars. C’est la somme que BlackRock supervise, ce qui en fait le plus grand gestionnaire d’actifs au monde. Le New York Times note que ces actifs, qui font de BlackRock « sans doute l’investisseur le plus puissant du monde », signifient que la lettre de Larry Fink pourrait avoir un impact majeur sur le comportement des entreprises dans les mois à venir.

 

Le contexte

Le président Joe Biden a rejoint l’Accord de Paris sur le climat – un accord adopté par près de 200 pays en 2015 visant à réduire les effets du changement climatique – comme l’un de ses premiers actes après son entrée en fonction la semaine dernière, et annoncera mercredi de nouvelles mesures exécutives dans le cadre de son programme de lutte contre le changement climatique. C’est un changement majeur par rapport à l’administration Trump qui, en quatre ans, a fait reculer 112 règles environnementales, a rapporté le New York Times. Une attention renouvelée portée par le gouvernement fédéral sur le changement climatique signifie que les entreprises pourraient bientôt être soumises à de nouvelles règles et réglementations. Dans sa lettre, Larry Fink suggère qu’elles « agissent rapidement » pour améliorer et publier des informations sur le développement durable avant que les régulateurs fédéraux ne forcent la main.

 

Article traduit de Forbes US – Auteure : Sarah Hansen

 

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