Le 5 juin marquait la Journée mondiale de l’environnement, une occasion de prendre conscience de l’urgence sans précédent de la situation vécue par l’humanité. Une opportunité également pour réaliser que la première étape avant de résoudre un problème est de reconnaître l’existence même de celui-ci.

Le début de la fin de notre civilisation est fixé à 2050, mais déjà des signes avant-coureurs nous mettaient sur la voie, malgré le scepticisme de certains. Le gaz naturel n’est pas le « gaz de la liberté » ni une phase de transition, mais bien un combustible fossile dont il faut se débarrasser dès à présent.


En cette Journée mondiale de l’environnement, pas question de théorie du complot : nous nous basons uniquement sur des preuves scientifiques. L’urgence climatique a déjà des répercussions sur notre santé et en aura encore au fur et à mesure que des vecteurs de maladies se propagent sur de nouveaux territoires. Les entreprises estiment que les dégâts liés au changement climatique leur coûteront environ 1000 milliards de dollars au cours des cinq prochaines années, pourtant nombreux sont ceux qui continueront à vivre comme si de rien n’était, à l’image de la fable de la grenouille.

Plus d’un milliard de personnes ont désormais été contraintes de migrer en tant que réfugiés climatiques, et deux autres milliards manquent d’eau potable. L’agriculture s’effondre dans les zones tropicales et subtropicales, provoquant à terme des pénuries alimentaires. Entre exil et famine, le scénario ne fait rêver personne, pourtant peu s’investissent pour y remédier. Le rapport du GIEC était l’objet d’un consensus et ignore à ce titre les conséquences les plus importantes du changement climatique. S’il peut sembler alarmiste de premier abord, il est en réalité excessivement optimiste.

Des solutions s’offrent à nous. Les énergies renouvelables coûtent de moins en moins cher, nous offrant ainsi une porte de sortie pour abandonner les combustibles fossiles dans quelques années au lieu de quelques décennies… Pourtant, aucun pays n’a su respecter ses engagements. Environ 100 entreprises sont responsables de 71 % des émissions mondiales, pendant qu’on nous répète qu’il n’y a rien à faire. Le constat est simple : si nous n’agissons pas maintenant, alors plus rien ne pourra être fait dans quelques décennies. Nous devons agir ensemble dès à présent. Avec les bonnes informations en main, nous pouvons changer les choses, mais il faut pour cela échanger et mettre de côté les climatosceptiques irresponsables qui tentent encore de trouver une explication alternative à l’urgence climatique. L’opinion publique se doit de refléter la gravité de la situation : l’urgence climatique est le fléau du XXIsiècle. Aux grands maux les grands remèdes.

Il est grand temps de revoir nos priorités. Jamais l’humanité n’a été confrontée à un tournant aussi décisif pour son histoire.