MOIS DE JUILLET CANICULAIRE | Selon les données publiées vendredi 13 août par la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA, Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique, NDLR), juillet 2021 a été le mois le plus chaud jamais enregistré sur Terre. Les climatologues tirent la sonnette d’alarme : avec le changement climatique, la situation risque de s’aggraver.

 

Selon la NOAA, les températures combinées à la surface de la Terre ont dépassé la moyenne du XXe siècle. L’ancien record du mois de juillet le plus chaud jamais enregistré a également été dépassé.
Le mois de juillet a été marqué par des phénomènes météorologiques extrêmes dans le monde entier, notamment une vague de chaleur qui a fait grimper le mercure à 54,4 °C dans la Vallée de la Mort.
La saison des ouragans dans l’Atlantique a également débuté plus tôt que prévu, tandis que certaines régions de la Chine et de l’Europe ont été frappées par d’importantes inondations et que la Californie a été touchée par d’immenses feux de forêt. La couche de glace en Arctique a également diminué, tombant à son quatrième niveau le plus bas jamais enregistré au cours d’un mois de juillet.

Lundi 9 août, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) des Nations unies a publié un rapport alarmant dans lequel il avertit que le réchauffement planétaire causé par l’homme entraîne des changements climatiques « sans précédent » et potentiellement irréversibles. Le rapport, qui s’appuie sur plus de 14 000 recherches, constitue l’étude la plus récente et la plus complète au monde sur le changement climatique et ses effets. Des vagues de chaleur, des ouragans et des sécheresses extrêmes : tous ces évènements sont autant de conséquences probables du changement climatique, ont averti les scientifiques. La température ne cesse d’augmenter, ce qui pourrait indiquer que des mois encore plus chauds sont à venir. Il est encore temps d’éviter que le réchauffement climatique ne provoque des catastrophes naturelles plus importantes, mais il faudrait pour cela que la consommation mondiale de combustibles fossiles diminue considérablement et rapidement.
« Dans le cas présent, la première place est la pire place possible », a déclaré le Dr Rick Spinrad à propos du record de chaleur au mois de juillet. « Ce nouveau record vient s’ajouter à la trajectoire inquiétante que le changement climatique a tracée pour la planète. »
Le mois d’août connaît également de fortes chaleurs. Dans le nord-est des États-Unis, des villes comme Philadelphie et New York ont fait l’objet d’une alerte à la chaleur extrême vendredi 13 août, le niveau d’alerte le plus élevé. Des alertes identiques ont également été lancées dans une grande partie du nord-ouest du pays, notamment à Seattle et à Portland.

 

Article traduit de Forbes US – Auteur : Nicholas Reimann

 

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