Lancée à tombeau ouvert en septembre 2016 par le tandem Arnaud Laurent, serial-entrepreneur de son état, et Patrick Chekib, WeSprint peut se targuer, en un laps de temps aussi réduit, de s’être imposée comme la référence en matière d’accompagnement de start-up dans la région Grand Sud, avec pour principales « rampes de lancement » Montpellier et Toulouse. Forte d’une levée de fonds de 3,5 millions d’euros principalement menée auprès du fonds French Tech  Accélération et de Société Générale, WeSprint veut consolider ses positions et étendre sa sphère d’influence.

Le Grand Sud. Son soleil, son ciel azur, sa douceur de vivre… mais aussi son « déficit » en matière d’accompagnement de start-up. Car si les initiatives de ce type sont légion à Paris – doux euphémisme -, l’émergence d’un véritable écosystème n’est pas chose aisée en dehors des cieux plutôt cléments en la matière de la Ville Lumière.  Un postulat qui a donc enjoint Arnaud Laurent, 30 ans seulement, et son comparse Patrick Chekib, à poser les jalons d’un véritable accompagnateur d’envergure pour « paver le chemin » des entrepreneurs du sud de la France. Avec pour point central la région Occitanie. « La genèse de WeSprint est assez simple, en réalité. Nous avons constaté un déficit en matière de structures d’accompagnement dans le sud de la France et nous avons voulu remédier à cela et combler ce « fossé » nous séparant de Paris », abonde Arnaud Laurent l’un des deux architectes de ce projet qu’il a, à raison, voulu bâtir petit à petit. Sans précipitation aucune. Mais avec rigueur et méthode. « Nous nous sommes lancés dès septembre 2016 avec peu de prétentions mais avec de belles d’ambitions pour essayer de créer le premier accélérateur régional », souligne l’entrepreneur.


Une « montée en puissance »  et une équipe d’une efficacité (déjà) redoutable. Outre les deux cofondateurs, il convient également d’ajouter à « l’aventure WeSprint » seize mentors entrepreneurs associés dont les entreprises représentent plus de 500 emplois, 400 millions d’euros de chiffre d’affaires et plus de 100 millions d’euros de fonds levés pour plus de 300 millions d’euros de montants de cession cumulés. Des chiffres résolument prometteurs pour une structure ayant « à peine » dix-huit mois d’existence. « En seulement quelques mois nous avons permis aux start-up accélérées de passer d’importants caps de développement. Nous récoltons les fruits d’un travail considérable effectué par notre équipe et constatons une croissance importante de l’activité, du développement et des levées de fonds », appuie pour sa part Patrick Chekib. Disposant aujourd’hui d’un portefeuille d’une vingtaine de jeunes pousses, WeSprint a, la semaine dernière, franchi une étape supplémentaire dans son développement avec une levée de fonds de 3,5 millions d’euros, annoncée la semaine dernière. Un tour de table essentiellement mené auprès du fonds French Tech Accélération et de la Société Générale.

Une levée de fonds de 3,5 millions d’euros pour « accélérer encore »

Dans le détail, cette levée de fonds est réalisée à hauteur de 1,2 million d’euros auprès de la banque rouge et noire et du même montant concernant le fonds French Tech Accélération. « Il s’agit seulement du quatorzième investissement de cette structure directement géré par bpifrance. Signe de leur degré d’exigence »,  souligne Arnaud Laurent qui rappelle avoir été en contact avec les responsables de ce fonds dès l’année 2015. « Nous avons, dès lors, toujours maintenu nos échanges et au cœur de l’hiver dernier, les discussions se sont accélérées », détaille « l’autre moitié » de WeSprint, Patrick Chekib. Concernant la Société Générale, le rapprochement tombait encore davantage sous le sens. « Il s’agit tout simplement de notre banque. Nous avions un super chargé d’affaires qui s’est bien occupé de nous et qui a fait remonter nos initiatives. C’est d’ailleurs la première fois que la banque investit dans un accélérateur. Nous avons eu des interlocuteurs particulièrement réactifs », se félicite Arnaud Laurent.  « En quelques années, les accélérateurs se sont imposés comme des acteurs clefs du développement des start-up et de la chaîne de financement. Nous apprécions particulièrement la qualité des programmes d’accompagnement WeSPRINT, l’implication considérable de leur équipe de Mentors associés, et les premiers résultats obtenus que nous allons amplifier à travers notre investissement », déclare de son côté Lauret Goutard, Directeur général de la banque de détail Société Générale en France.


Dotée d’un portefeuille de 21 start-up à « l’instant T », WeSprint nourrit de grandes ambitions et, forte de cette levée de fonds, (financée également, pour être parfaitement exhaustif, par des business angels privés à hauteur de 500 000 euros, le solde de 600 000 euros étant de la dette), vise un objectif d’une centaine de participations dans des start-up à l’horizon 2020. « Nous sommes très heureux d’accueillir dans cette belle aventure de nouveaux investisseurs qui vont nous permettre de renforcer notre position de leader en Occitanie et de dupliquer notre modèle dans d’autres villes françaises », complète Arnaud Laurent. WeSprint, en plus de sa volonté de renforcer son leadership en Occitanie espère en effet couvrir une autre ville. Et ce dès cette année 2018. Désormais, l’écosystème « start-up » ne se résume pas à Paris. Il faudra désormais compter avec Arnaud Laurent et Patrick Chekib pour permettre aux entrepreneurs du sud de la France de tirer leur épingle du jeu. Le soleil est au zénith pour WeSprint.