La jeune pousse Gymlib propose aux sportifs amateurs de pouvoir se rendre partout en France et assister à différents cours ou activités, à la carte. En plus de cette offre pour les particuliers, l’entreprise se tourne vers les entreprises en leur permettant de souscrire des abonnements pour leurs employés. Une démarche qui séduit de plus en plus les sociétés désireuses de valoriser la qualité de vie au travail, la QVT qui a sa semaine du 11 au 15 juin, et d’améliorer leur marque employeur. 

Plusieurs fois dans l’année, l’idée revient : s’inscrire à la salle de sport. Avec des pics d’inscriptions en janvier au moment des bonnes résolutions, en septembre pour la rentrée et en mai, quelques semaines avant les vacances d’été. Et comme toute bonne résolution, elle est au mieux tenue quelques semaines, ou au pire, elle est oubliée à peine émise. Résultat, quand un abonnement est souscrit – souvent onéreux –,  peu de cours sont suivis. En partant de ce constat, la jeune pousse Gymlib propose de faire du sport à la carte. Payer quand on vient, et choisir son activité.


Sébastien Béquart et Mohamed Tazi étaient chez Deloitte. Mordus de sport, mais souvent en déplacement professionnel, ils font le même constat : avec un tel emploi du temps, impossible d’être assidu à une activité, excepté le week-end. En 2013, ils commencent à travailler sur ce qui deviendra rapidement Gymlib. Des cartes de paiement à l’accès en nouant des partenariats avec de nombreuses salles de sport sur le territoire.

« Nous avons remarqué qu’il y a trois freins à la pratique régulière d’une activité sportive », souligne Sébastien Béquart. « L’aspect financier, le manque d’informations, et la motivation. » Les salles de sports ne proposaient jusqu’à présent pas suffisamment la flexibilité dont leurs clients ont besoin. « Nous avons passé l’année 2013 à la rencontre des gérants de salles et constaté que la plupart ne proposaient pas d’accès à la carte. » Après la mise en place de ce service – et de réductions depuis le site si le service existait déjà –, Gymlib peut se targuer d’être le « Booking des salles de sport ». Un système qui séduit les professionnels du secteur. En 2014-2015 la start-up passe de 0 à 1 000 salles enregistrées et de 0 à 30 000 utilisateurs (elle en compte aujourd’hui 100 000).

Bien-être en entreprise

Fin 2016, la jeune pousse est contactée par une société désireuse d’encourager ses salariés à pratiquer une activité sportive. De là a émergé la deuxième offre de Gymlib : proposer aux entreprises des abonnements pour accéder à l’ensemble du réseau en illimité, là où pour le particulier le paiement se fait à la carte.

En moins d’un an, le service, qui n’existe que depuis septembre 2017, a remporté un franc succès. « Nous sommes à 50% en B2B désormais et à la fin de l’année, nous aurons atteint 80%, la croissance est beaucoup plus rapide que pour l’offre grand public », ajoute Sébastien Béquart. Pour lui, l’explication est limpide : « La qualité de vie au travail (QVT) est une préoccupation des RH et des entreprises car elle permet d’éviter l’absentéisme, de soigner la marque employeur… »

Pour que la mayonnaise prenne, les entreprises ne proposent pas uniquement à leurs salariés des abonnements illimités. « Nous accompagnons les entreprises pendant un an pour identifier la problématique (absentéisme, marque employeur…) puis impliquer manager, RH pour pousser les salariés vers une pratique sportive. »

En s’adressant aux sportifs confirmés qui avaient besoin de flexibilité dans l’accès et aux sportifs amateurs qui manquaient d’incitation, Gymlib parvient à 30% de conversion dans les entreprises.

En mai, Gymlib et Sodexo ont noué un partenariat autour du bien-être au travail. Neuf mois après une levée de 3 millions d’euros, l’entreprise lève 10 millions auprès de Sodexo, Alyan Group, Breega Capital et Fa Dièse afin d’accélérer l’offre entreprise et le déploiement à l’international. Avec 200 activités enregistrées, la formule risque de séduire plus d’une entreprise.