Désireux de faire du don la norme, Alexandre Mars, entrepreneur et chantre d’Epic, « un mouvement mondial qui lutte contre les injustices sociales touchant les jeunes de  0 à 25 ans nés du mauvais côté de la barrière » propose, dans son ouvrage « La Révolution du partage » (Ed. Flammarion) en librairie dès ce mercredi 16 mai, des solutions concrètes en faveur du bien commun.

« J’ai toujours eu à cœur d’aider la communauté et cela a commencé dès mon adolescence. J’étais délégué de ma classe au collège puis au lycée. Avec l’ambition d’avoir une oreille attentive aux préoccupations et aux doléances des uns et des autres ». Une vocation du « don de soi » sur laquelle Alexandre Mars était longuement revenu dans nos colonnes et qu’il narre dans son ouvrage « La révolution du partage » (Flammarion). « Je ne suis ni l’Abbé Pierre, ni mère Teresa. Juste un homme de mon temps  révolté par l’injustice », explique-t-il en quatrième de couverture. Désireux de mettre sa révolte en actes, l’homme revient, dans cet ouvrage, sur son combat afin que le don devienne la norme. Mais davantage que son parcours, l’entrepreneur et philanthrope, peu enclin à la mise en avant de sa personne, ne se contente pas de constater. Il propose des solutions concrètes pour rendre le monde meilleur en s’engageant au service du partage, et ainsi réussir, tel un hussard à sabrer les « Oncle Picsou » qui sont encore légion dans notre société. « Picsou est encore parmi nous. Mais il n’a plus pour très longtemps à vivre », prédit le philanthrope qui, fort de ses succès dans les affaires, a décidé de mettre son expérience au service de la collectivité.

Car en effet, l’entrepreneur peut se targuer de belles réussites dans le business, au premier rang desquelles la vente de ses deux sociétés (PhoneValley et ScrOOn) respectivement à Publicis et BlackBerry pour plusieurs millions de dollars. De belles opérations financières qui ont encore davantage façonné sa vocation et qui lui ont conféré une certaine forme de liberté afin de paver le chemin du partage sur lequel il essaie d’entrainer le plus grand nombre. « Je ne me suis pas réveillé un matin en me disant qu’il fallait que je fasse autre chose. C’est davantage une continuité, une volonté que j’ai chevillée au corps depuis ma prime jeunesse. J’ai, certes, travaillé très dur, mais j’ai également eu la chance d’avoir « le bon âge » quand internet a émergé. Et j’ai toujours eu cette idée à l’esprit : réussir pour protéger les gens que j’aime, dans un premier temps, avant d’aider plus largement les autres », nous confiait-il.

« Sens du timing »

Des intuitions et un sens du timing sur lesquels il revient, dans le détail, dans la « Révolution du partage ». « On m’a ri au nez quand, à 22 ans, je misais en France sur internet et expliquais que le minitel allait mourir. On m’a ri au nez, cinq ans plus tard, quand j’ai tout misé sur le téléphone mobile alors qu’on balbutiait avec les SMS et que la 3G venait tout juste d’être lancée en Corée du Sud ». Avec ce fameux timing en bandoulière, Alexandre Mars lance, en 2014, sa cinquième start-up baptisée Epic «  un nom romanesque et symbolique de notre chevauchée » et surtout un mouvement mondial pour lutter contre les injustices sociales. « Aujourd’hui, nous avons sept bureaux dans le monde (Paris, New York, Londres, Bangkok, San Francisco, Bruxelles et Bombay). Nous ne sommes pas rémunérés sur nos activités. Si demain, vous signez un chèque de 50 euros ou de 10 000 euros à l’ordre d’Epic, 100% de cette donation ira directement aux organisations sociales de notre portefeuille », nous expliquait l’entrepreneur.

Mais à travers cet ouvrage, Alexandre Mars, ne se contente pas de dresser un simple diagnostic, comme évoqué en préambule, il égrène des solutions. Récent signataire du « mouvement pour une économie bienveillante (MEB) » lancé en ce printemps par Clara Gaymard et Gonzague de Blignières, maîtres-d’œuvre de Raise, une société d’investissements atypique, sortie de terre il y a maintenant quatre ans, et destinée à (ré)concilier finance et philanthropie, Alexandre Mars décline quelques propositions concrètes pour réaliser son dessein, à savoir que le don devienne la norme. Arrondi sur salaire (Payroll Giving), arrondi en caisse (Transactional Giving) – « je ne doute pas que cette option devienne systématique dans les 436 000 magasins de détail en France, dans les supermarchés et pourquoi pas chez les médecins »–  Epic Sharing Pledge, une promesse de partage à l’attention des entrepreneurs ou encore la « solution sur mesure », en partenariat avec la Ligue de football professionnel qui verse à Epic 100 euros par but marqué dans un match de L1 ou de L2. Mais « l’humain » est également très prégnant tout au long de ce livre, avec notamment la rencontre entre Alexandre Mars et Grand Corps Malade devenu « porte-étendard d’Epic dans le milieu artistique en France ». « Une présence inestimable » aux yeux de l’entrepreneur. La révolution peut (enfin) commencer.

Alexandre Mars, La révolution du partage. Ed.Flammarion, 15€