A l’occasion du Forum Economique Mondial qui se tient à Davos jusqu’à vendredi, Infosys dévoile son Digital Radar 2019, une étude sur la maturité numérique des entreprises. Trois catégories – visionnaires, explorateurs, observateurs – sont conçues pour classer les entreprises et suivre leur évolution.

La transformation numérique des entreprises est un vrai sujet… d’enthousiasme, d’inquiétude, d’investissement et de changement des mentalités et habitudes de travail. A l’occasion du forum économique mondial de Davos qui se tient en Suisse jusqu’à vendredi, Infosys dévoile son Digital Radar 2019, une étude sur la maturité numérique des entreprises. Pour réaliser cette étude, Infosys a effectué en novembre dernier un sondage en ligne auprès de 1 000 personnes en Austra, Chine, France, Allemagne, Inde, Royaume-Uni et Etats-unis à des postes de direction au sein d’entreprises aux revenus supérieurs à 1 milliard de dollars. 


Trois catégories sont conçues pour cataloguer les entreprises : les visionnaires qui « comprennent le potentiel du numérique pour transformer de façon globale leur entreprise » ; les explorateurs qui  « s’engagent dans des programmes numériques motivés par le besoin d’améliorer l’expérience client » ; les observateurs qui « voient la transformation numérique à travers le prisme de l’efficacité ».

Pour les cadres interrogés, il ne fait aucun doute que leur société a le potentiel pour passer du stade de l’observateur à celui d’explorateur. En revanche, ils « estiment beaucoup plus difficile d’atteindre le niveau visionnaire ».

Visionnaire

Qui sont donc ces moutons à cinq pattes ? Pour les repérer, Infosys a identifié 22 initiatives numériques et leur niveau de mise en œuvre. 22 catégories subdivisées en quatre groupes : les initiatives fondatrices « mises en œuvre pour moderniser les systèmes existants », les initiatives structurelles « axées sur les éléments fondamentaux de la transformation numérique comme l’automation et l’intelligence artificielle », les initiatives clients « axées sur l’amélioration de l’expérience client », et les initiatives avancées « axées sur la maîtrise des technologies de pointe comme la réalité virtuelle et augmentée, la blockchain ».

En moyenne, les visionnaires ont 12 initiatives d’ampleur en route et 7 initiatives complémentaires de moindre importance, tandis que les explorateurs ne sont lancés que dans six initiatives d’ampleur. Quant aux observateurs, ils n’ont que deux initiatives numériques en cours et sont en « phase de test » sur une ou deux autres initiatives plus réduites.

Côté obstacles à la mise en place de ces initiatives, « les systèmes existants » pour 41% des répondants, « un budget insuffisant » pour 30% et « l’incapacité d’expérimenter rapidement » pour 22%.

Les solutions se trouveraient, selon l’étude, dans une « stratégie globale » avec l’intelligence artificielle notamment pour libérer du temps à leurs talents. Et partager les étapes de la transformation numérique avec leurs employés. Mais comme nous le développions récemment, la transformation numérique « ce n’est pas faire ce que tout le monde fait ».