La vidéo est partout. A l’occasion de la 26ème édition du Salon des Entrepreneurs qui se tient ces 6 et 7 février à Paris, Mickaël de Backer, fondateur de la société Vaaden en profite pour dévoiler quelques conseils pour réussir sa vidéo d’entreprise.

Pour capter l’attention, susciter la curiosité, convaincre… une courte vidéo vaut parfois mieux qu’un long texte. Avec Internet, ce mode de communication a explosé ces dernières années, on le voit notamment avec des formats vidéos uniquement diffusés sur les réseaux sociaux et qui cartonnent, comme Brut par exemple.


Les entreprises ont-elles aussi sauté le pas de la vidéo mais avec plus ou moins de succès. « Nous nous sommes rendus compte que nos clients mettaient tous leur budget communication dans une seule vidéo et n’avaient aucune retombée derrière », a constaté Mickaël de Backer, fondateur en 2011 d’une société de production qui ne faisait alors qu’exécuter les commandes des entreprises. « Le principal problème venait du fait qu’elles ne s’étaient pas projetées quant à la finalité de la vidéo. Et puis, ces films étaient beaucoup trop longs, entre 5 et 10 minutes, avec trop d’informations, bref, personne ne les regardaient car elles n’étaient pas adaptées au public ciblé. »

Il décide alors de transformer sa société pour proposer un accompagnement à la création de vidéos d’entreprises. Les clients vont de la start-up à petit budget au grand compte. « Souvent, la demande est de réaliser une vidéo explicative et ludique afin de diffuser un message pas toujours simple en terme de technicité », poursuit le vidéaste qui dévoile quelques grands principes pour réussir sa vidéo d’entreprise.

Définir la cible

« La première question à se poser est de savoir à qui est adressée la vidéo. » Cette première étape permet de choisir le support sur lequel elle sera diffusée. « Si la cible est BtoB, le canal ne sera pas Facebook par exemple », poursuit Mickaël de Backer. Attention à privilégier un format carré, plus adapté aux réseaux sociaux où circulent bien les vidéos. Le public visé permet également de faire des choix visuels, on ne s’adresse pas forcément de la même manière à un jeune de 15 ans, très habitué au visionnage quotidien de vidéos, et à un professionnel dans un cadre très technique.

Synthétiser le message

Faire court. « Le format idéal est de 30 secondes. En étant très impactant dès les premières secondes. » Mais cela ne veut pas dire que de plus longues vidéos sont inenvisageables. « Il est possible de faire un teaser d’une dizaines de secondes sur les réseaux sociaux puis une de 1min30 à 2min pour le site internet. »

Penser au storytelling et à la mise en scène

Pour cela, il faut penser à la stratégie globale derrière la diffusion du message. « Il faut penser à ce que cela va apporter aux personnes qui regardent. » La narration est souvent utilisée pour porter le spectateur. Le storytelling doit aussi être accompagné d’éléments visuels forts comme des infographies.

« Il faut être simple et épuré », poursuit le vidéaste. « Pour les spots explicatifs, il y a eu cette mode des petits personnages. Ca marche très bien, mais nous sommes un peu arrivés à saturation, il faut donc réinventer la manière d’expliquer en images, avec par exemple des ‘’stomp video’’. »

Penser à l’après

« La vidéo n’est pas une fin, cela doit être un moyen, un outil », souligne Mickaël de Backer. L’objectif est d’une part de maintenir l’attention jusqu’au bout, et d’autre part de pousser les spectateurs à aller plus loin. Pour aller au bout de la vidéo, Mickaël de Backer conseille de disséminer les informations tout au long de la vidéo, de doser les images, les émotions, de garder du rythme. Enfin, pour aller plus loin après le visionnage, il suffit d’ajouter un petit lien, donner une ultime information qui pousse le spectateur à poursuivre ses recherches sur ce qu’il vient de voir.