Depuis sa création en 2015, la start-up française Stanley Robotics s’est fait connaître par son projet de robot voiturier. Baptisé Stan, cet automate entend optimiser le stationnement des véhicules sur les parkings de manière encore inédite. Fort d’un énorme potentiel tant en France qu’à l’étranger, Stanley Robotics devrait accélérer son développement au cours des prochains mois. La jeune société espère damer le pion à ses rivaux et se positionner en leader d’un secteur qui pourrait rapporter gros.

Un service unique en son genre

L’entreprise est née à Paris en 2015 par la volonté conjointe de Clément Boussard, Aurélien Cord et Stéphane Evanno. Ces trois entrepreneurs ont conçu un service autonome facilitant le stationnement des véhicules sur un parking. Pour cela, le robot voiturier Stan a nécessité en amont près de dix ans de recherche et développement. Il est aujourd’hui en mesure de stocker 50 % de véhicules en plus en moyenne sur une aire de stationnement donnée. Révolutionnaire, le système paraît surprenant de prime abord mais ses phases de test se sont avérées concluantes. Le robot Stan a été expérimenté au sein des deux parkings de l’aéroport de Roissy depuis février 2017. Les conducteurs garent leur voiture dans un box dédié à l’entrée du parking, et le robot se charge ensuite de la déplacer à l’emplacement adéquat.

De nombreux investisseurs intéressés

Proposer un service de voiturier totalement autonome sur les parkings des aéroports est d’une double utilité. Cela facilite les arrivées et les départs des voyageurs, qui gagnent un temps certain de la sorte, mais cela permet surtout d’optimiser la place disponible, et donc de rendre les parkings plus rentables pour leurs gestionnaires. Avec l’essai réussi à Paris-Charles-De-Gaulle, Stanley Robotics a su convaincre plusieurs investisseurs de se greffer à ce projet. En mai 2017, une levée de fonds de 3,6 millions d’euros a été réalisée auprès du fonds Ville de Demain, d’Idinvest Partners et d’Elaia Partners. Ce tour de table important a pour but de déployer plus largement le service autonome de la start-up, en particulier à proximité des zones de trafic aérien.

Un développement attendu à l’international

Avec cette augmentation de capital, Stanley Robotics est en passe d’assumer ses ambitions internationales. La start-up constitue en effet une aubaine pour les gestionnaires de parking à travers le monde. En plus d’optimiser l’espace, le robot voiturier pourrait entraîner la création de nouveaux types de parking sans ouverture au public. Cela allégerait fortement les contraintes réglementaires existantes, aboutissant à une baisse significative du coût de la place de parking. Toutes les zones où le trafic aérien est en plein essor peuvent être intéressées par de telles perspectives. Comptant 25 salariés à ce jour, Stanley Robotics pourrait accroître bientôt ses effectifs pour mener de nouveaux projets, en France mais aussi à l’étranger. L’Europe, l’Amérique du Nord, l’Asie et les pays du Golfe sont d’ores et déjà ciblés.