La jeune pousse Le Ciseau, qui propose de combler les heures creuses des salons de coiffure par des rendez-vous à prix cassés pour le client, annonce aujourd’hui une levée de fonds de 3,2 millions d’euros auprès de Matmut Innovation, 123 IM et UL Invest. Fondée en 2016, la start-up, présente dans les douze plus grandes agglomérations françaises, souhaite s’implanter dans 250 villes moyennes.

« Nous travaillons avec 1 000 salons partenaires partout en France. » Partout en France ? Pas encore. La start-up Le Ciseau, lancée en 2016 à Toulouse, est présente dans les 12 plus grandes agglomérations. Avec une levée de 3,2 millions d’euros annoncée ce 29 janvier, et réalisée auprès de Matmut innovation, 123 IM et UL Invest, les fondateurs Naël Hammameh et Jean de la Porte souhaitent implanter leur concept « dans les 250 villes moyennes du plan national Cœur de ville » – qui compte redynamiser les centres-villes délaissés par 40 ans d’étalement urbain.


L’entreprise, qui a commencé avec une chaîne de dix salons partenaires espère atteindre 10 000 salons d’ici trois ans. « Pour être une place de marché, il faut avoir un équilibre entre l’offre et la demande », constate Jean de la Porte. Et donc, accélérer le déploiement.

Pour y parvenir, les deux entrepreneurs prévoient de tripler la taille de l’équipe composée aujourd’hui d’une petite quinzaine de personnes. Business développeur, équipes service clients et service partenaires, développeurs web, et bien entendu, des commerciaux qui iront présenter le concept auprès des coiffeurs.

50% de réduction

Le concept est efficace. 50% de réduction à la dernière minute dans un salon. Pour casser les prix, Naël et Jean font le pari du remplissage fluctuant des salons. En effet, les coiffeurs ont tendance à faire le plein le samedi, aux pauses déjeuner, mais très peu à 15 heures un mardi. « Les coiffeurs qui utilisent notre appli font 10% de chiffre d’affaires en plus », indiquent les entrepreneurs qui veulent passer de 100 000 à 500 000 utilisateurs côté client à la fin de l’année. L’investissement en marketing et publicité est donc compris dans la levée.

Outre ces accélérations, Naël et Jean concoctent de nouveaux services : « nous voulons lancer la location de fauteuils vacants pour permettre aux freelance de venir travailler en salon de temps en temps. Une sorte de coworking de la coiffure », détaille Naël Hammameh.  

Pas de risque que ces 3,2 millions leur montent à la tête, les cofondateurs préparent ce moment depuis longtemps. « Nous avons un plan à accomplir et on nous a confié de l’argent pour le réaliser », conclue Jean de la Porte.