Créée en 2014, la plate-forme AssoConnect aide les associations à gérer leurs tâches administratives : comptabilité, fichiers adhérents, dons, etc. Gain de temps et réduction des erreurs sont au cœur de la démarche.

Un tableur Excel pour les adhérents, un autre pour les dons, un troisième pour les dépenses, des factures, et à la fin de l’année, une paperasse à vérifier. Le secteur associatif reste très largement géré « à l’ancienne » sur fichier Excel ou dans de grands cahiers de comptes par des salariés ou des bénévoles pas ou peu formés à ces tâches administratives.


C’est à ce marché qu’AssoConnect s’attaque. Lancée en 2014 par trois amis, la jeune pousse propose aux associations de les aider dans l’administratif. « Nous travaillions tous les trois dans la tech et avions également un engagement associatif », raconte Arnaud de La Taille, l’un des cofondateurs. Ils font alors le constat d’une gestion poussiéreuse du secteur, « sans avoir conscience alors de l’ampleur du marché ». En France, le nombre d’associations actives s’élève à 1,5 million environ pour un budget de 113 millions d’euros, soit 3,3% du PIB.

La start-up propose donc une plate-forme tout-en-un pour faciliter la vie de ces structures qui ne sont que 10% à avoir recours à des salariés. « 80% des associations clientes viennent chez nous pour la gestion des membres et la comptabilité, deux tâches complexes et chronophages. »

Les fondateurs ont été alertés par les experts comptables que les livres des associations comportaient des erreurs difficiles à tracer et qu’il n’était pas intéressant pour eux de travailler avec elles. Un boulevard pour la start-up qui considère que son principal concurrent est Excel.

2 millions

Forte des transformations d’un secteur réanimé par le développement de l’entreprise sociale, AssoConnect a bouclé l’an passé un tour de table de 2 millions d’euros. Une levée qui lui a permis de passer de 9 à 30 salariés et d’atteindre 3 000 clients (associations et fédérations). « Nous ne ciblons pas forcément les grandes associations, plus structurées, mais les moyennes et petites associations dans le sport, la culture, le caritatif… »

L’entreprise porte ses efforts sur le produit. « Le public des associations n’est pas geek, souvent âgé », souligne Arnaud de La Taille. Et sur la sécurité avec des données qui appartiennent aux clients et ne sont pas revendues. Avec quelques associations basées en Belgique et dans plusieurs pays d’Afrique, Assoconnect envisage un déploiement à l’international, mais souhaite avant tout consolider sa présence en France.