Jeff Bezos, deuxième plus grosse fortune au monde derrière Bill Gates, a lancé un appel sur Twitter. Le patron d’Amazon souhaite se lancer dans la philanthropie et a demandé conseil auprès des internautes. Sa fortune, estimée à plus de 80 milliards de dollars, pourrait inspirer ses 237 000 abonnés Twitter.  

Les milliardaires philanthropes sont nombreux, « Bill et Melinda » en tête. Le patron de Microsoft Bill Gates, première fortune mondiale (86 milliards de dollars), et son épouse ont ouvert le chemin en créant leur fondation en 2000. En 2010, Bill Gates et Warren Buffett initiaient même « The giving pledge« , ou promesse de don, une campagne pour « inviter les milliardaires américains à donner la majorité de leurs biens à la philanthropie ». Apparemment entendus, d’autres grandes fortunes se sont depuis lancées. C’est le cas de Mark Zuckerberg, le fondateur de Facebook, qui avait annoncé en 2015 léguer 99% de ses actions à la Chan Zuckerberg initiative, une fondation pour l’enfance conçue avec son épouse Priscilla Chan, sans pour autant éclaircir les liens de son entreprise avec les impôts.

Jusqu’à présent, Jeff Bezos, le fondateur d’Amazon, pourtant deuxième fortune mondiale (plus de 80 milliards de dollars), n’avait pas répondu aux sirènes philanthropiques. Ce sera bientôt chose faite : dans la soirée du 15 juin, le fondateur « du géant Amazon » a partagé un appel à l’aide sur Twitter. 

S’il s’en remet à la communauté Twitter pour trouver des idées, c’est que Jeff Bezos dit réfléchir à « une stratégie philanthropique à l’opposé de celle qui est la [sienne] habituellement, basée sur le long terme ». En effet, Amazon est né en 1996, aux débuts de la popularisation d’Internet, et les précédents investissements du milliardaire se sont concentrés sur des projets de long-terme, qui, selon ses termes, « contribuent à la société et à la civilisation dans leur ensemble ». Parmi eux, il site Blue Origin, une entreprise spatiale lancée en 2000 qui travaille notamment à envoyer des touristes dans l’espace, et en 2013, il rachetait 250 millions de dollars le journal du Watergate, le Washington Post, qui semble depuis sortir d’une période de crise financière.

Malgré quelques dons généreux, 15 millions à l’université Princeton ou 35 millions à un centre de recherche contre le cancer, comme le note The New York Times, Jeff Bezos n’avait jusqu’à présent pas marqué un réel intérêt pour la philanthropie. Ce besoin soudain de donner une partie de sa fortune à des oeuvres s’explique peut-être par le fait que Jeff Bezos est à quelques billets de passer devant Bill Gates et devenir ainsi l’homme le plus riche du monde. Sur Twitter, ses abonnés, et notamment de très nombreuses associations ont profité de l’occasion pour lui présenter quelques pistes, comme s’engager auprès de la communauté LGBT, ou améliorer le système de santé et l’éducation. Jeff Bezos n’a pour l’instant pas indiqué vers quel(s) secteur(s) s’orienterait son choix, ni s’il comptait créer sa propre fondation, mais il risque d’être très convoité dans les prochains jours.