À la tête d’une entreprise de plus de 250 collaborateurs et qui réalise 70M€ de C.A, Geoffroy de Becdelièvre fait partie des belles success stories françaises. Sa devise : faire des erreurs sans cesse pour grandir.

Certains préfèrent vanter leur réussite, lui préfère parler de ses échecs. Le fondateur du spécialiste français du voyage sur-mesure n’a pas de tabou. “Les erreurs font partie de l’ADN de Marco Vasco”, s’en amuse-t-il avant de revenir sur les débuts de son entreprise en 2008 : “Après un long voyage en Chine, j’ai voulu créer une agence dédiée aux 100M de Chinois qui voyagent chaque année, mais ça n’a pas pris”.


Après avoir pivoté, l’entrepreneur a réussi à bâtir une belle pépite tricolore, spécialiste du voyage sur-mesure haut de gamme dont le business provient à 100% du Online. Une anecdote qui a fait de Marco Vasco une entreprise de croissance. “Toute sa vie on fait des erreurs, c’est aussi valable dans le monde de l’entreprise. Il faut simplement savoir s’adapter”, ajoute-t-il.

“Chez Marco Vasco, on a décerné un Prix de l’échec”

Moins de 10 ans après son lancement, l’entreprise réunit aujourd’hui 260 collaborateurs. Une croissance basée sur un principe simple, celui de se confronter à l’échec, en permanence. “Je dis toujours à mes directeurs de faire des erreurs, à condition qu’ils apprennent de ces échecs. On a d’ailleurs décerné un Prix de l’échec. Concrètement, quand on a eu une fausse bonne idée, on organise une sorte d’enterrement pour échanger tous ensemble et analyser les raisons de cet échec”, raconte le dirigeant.

Dernier plantage en date : une plateforme calquée sur le site Airbnb, spécialisé dans les Villas de luxe. Un projet au démarrage excitant, qui restera dans les coffres, la faute à une offre de villas de luxe trop faible. “Je me souviens aussi d’un échec en 2014. On a voulu lancer une offre à destination des touristes anglo-saxons qui souhaitent venir découvrir la France. Le problème, c’est que nous n’avons absolument pas la même manière de consommer. Aux États-Unis, s’ils ne connaissent pas l’entreprise, ils n’ont pas confiance et n’y vont pas”, explique l’entrepreneur.

Des échecs que Geoffroy de Becdelièvre raconte sans langue de bois,  qui permettent à son entreprise de se réinventer perpétuellement. Pour innover, l’ancien baroudeur confie puiser son inspiration chez ses clients. “Quand on innove, on essaie de faire en sorte que ça vienne des clients. Par exemple, certains ont peur de l’avion, d’autres ne raffolent pas du retour de vacances avec le linge sale. On a donc lancé une offre qui intègre tous ces services. Parce que se planter, c’est essentiel, mais écouter ses clients, ça l’est tout autant”, rapporte-t-il.

@Julie Galeski