Le 25 septembre prochain se déroulera la 6ème édition des France Digitale Days au Musée des arts forains à Paris. Cette « réunion de l’écosystème » compte voir affluer 3 000 fondateurs de start-up français, européens et américains, mais aussi des Venture Capitalists (VC) et des dirigeants de grands groupes. Avec pour accroche « shoot for the european stars », l’association qui réunit entrepreneurs et investisseurs veut pousser les fondateurs de jeunes pousses à se déployer en Europe avant de penser au marché américain. La journée mettra également l’accent sur les licornes, en s’interrogeant sur le modèle de réussite de l’écosystème.

« C’est la réunion de l’écosystème », affiche Nicolas Brien, Directeur Général de France Digitale. Le 25 septembre prochain, l’association qui réunit les entrepreneurs et les investisseurs, organisera la 6ème édition des France Digitale Days. 3 000 fondateurs de start-up sont attendus au Musée des arts forains à Paris (XIIIème), mais aussi une cinquantaine de Venture Capitalists (VC) israéliens, français et nordiques, ainsi que trente représentants de grands groupes. Cette année, le ton est donné : « shoot for the european stars ». « L’idée est de pousser les jeunes entreprises à grandir en Europe avant de penser à se lancer sur le marché américain », indique le DG.


Effet Brexit

Plusieurs éléments influencent l’association dans cette direction paneuropéenne : « Le marché européen est en train de s’unifier », indique Nicolas Brien qui regrette qu’avec des technologies telles que la Blockchain, les Etats réglementent chacun de leur côté. « Nous commençons à constater un effet Brexit », ajoute-t-il. Plusieurs VC londoniens viendront témoigner à cette occasion.

Enfin, après avoir invité les candidats à la présidentielle de « pitcher » leur programme numérique devant des entrepreneurs, France Digitale demandera, en amont des élections européennes de mai 2019,  de réfléchir à la thématique de l’entrepreneuriat, afin que « la campagne ne soit pas mono-sujet », mais aussi pour « interpeller les décideurs » sur la nécessité de penser une Europe numérique.

Avec environ « 40% de speakers internationaux » cette année contre 25% l’an passé, France Digitale veut s’inscrire dans cette période de maturité des start-up françaises. Le 25 septembre sera dévoilé le baromètre annuel France Digitale EY des performances économiques et sociales des start-up. Après « où va la French Tech » en 2017, l’idée cette année est de « montrer que la French Tech est en train de se consolider ».

Licornes

C’est dans ce mouvement de « consolidation » que s’inscrit la thématique « licorne ». Une vingtaine de fondateurs de ces entreprises valorisées plus d’un milliard de dollar seront présents pour partager leur expérience : Shazam, Nation Builder, Blablacar, Taxify, WeTransfer…

Avec son partenaire Usbek & Rica, France Digitale proposera un « tribunal des générations futures » avec cette question : la France a-t-elle besoin de licornes ? En effet, si certains pays se targuent d’avoir couvé plus de licornes que d’autres, la phase de maturité dans laquelle vient d’entrer l’écosystème pousse à s’interroger sur l’intérêt d’un tel modèle. La réussite ne se mesure-t-elle qu’à la valorisation ou peut-on prendre en compte d’autres critères tels que la création d’emplois par exemple ? En août dernier, des chercheurs de Stanford et de l’université de Colombie Britannique jetaient un pavé dans la mare en indiquant que la majorité des licornes seraient en réalité surcotées ce qui laisserait craindre une bulle financière.

Pour continuer dans cette idée, une session « tech4good » sera également proposée lors des FDDays. Enfin, et parce que c’est le sujet de la rentrée, il sera également question de la loi Pacte en présence de Bruno Le Maire, ministre de l’Economie. « La loi contient un article sur les ICO, c’est très encourageant, mais nous voudrions qu’elle soit encore plus pro start-up », indique Nicolas Brien.

Nouveauté de cette 6ème édition, une trentaine de grands groupes seront présents, avec Capgemini en chef d’orchestre des rencontres entre direction des achats de grands groupes et start-up et avec le cabinet de conseil en communication Tilder pour aider les start-up à faire face aux mêmes problématiques de visibilité rencontrées par les entreprises.