Lancée en plein milieu de l’été 2017 à Paris, COUP, sous l’égide de sa maison-mère le géant industriel allemand Bosch, peut se targuer d’un premier exercice réussi. Avec une flotte initiale de 600 scooters lors de son arrivée dans la capitale, la « start-up » disposera prochainement d’une force de frappe près de trois fois supérieure avec 1 700 véhicules près à sillonner –avec prudence – les routes de la Ville lumière.

La grève des transports et son lot de bonheur quotidien pour agrémenter son trajet… Des rames bondées, des trains supprimés, une chaleur suffocante entre autres joyeusetés. Mais le retour du printemps a pour avantage, outre son paysage fleuri, de vous offrir une « porte de sortie » plus appréciable qu’un VTC : le scooter en libre-service électrique COUP qui permet à tout un chacun de fendre la route, le sentiment de liberté retrouvé en bandoulière. Pour ainsi sortir des entrailles de Paris, rien de plus simple : télécharger l’application Coup sur son smartphone et se laisser guider comme nous le narre Maureen Houel, General Manager de COUP dans la capitale. « Une fois l’appli téléchargée et les données d’usage introduites, vous n’avez plus qu’à sélectionner le scooter le plus proche de vous et vous disposez d’un quart d’heure pour y arriver. Vous déverrouillez le véhicule, toujours à l’aide votre smartphone et n’avez plus qu’à mettre votre casque au-dessus de la charlotte hygiénique, elle aussi fournie, et vous voilà paré à prendre la route ».  

Quid de la facturation ? COUP, filiale de Bosch comme mentionné en préambule, a pris le parti de ne pas proposer d’abonnement mais un forfait, à savoir 4 euros la demi-heure et 1 euro toutes les dix minutes supplémentaires. « Néanmoins, si vous souhaitez garder le même scooter de 7H à 19H, il vous en coûtera 25 euros. Et de 19H à 7H, ce sera 15 euros », précise la dirigeante. Des tarifs attractifs couplés à une flotte de scooters développés par le fabricant taiwanais Gogoro. Surprenants de prime abord, ces montures estampillées COUP brillent par leur maniabilité et leur prise en main facile, dès le premier usage. « Ces scooters sont petits et assez compacts. Du point de vue de la motorisation, ce sont des 125 cm3 bridés à 50cm2 et une vitesse limitée à 45 km/h. Ils disposent d’une bonne capacité d’accélération », appuie Maureen Houel. Une « première mouture » qui circule donc dans les rues de la Capitale depuis près d’un an… et qui sera prochainement rejointe par le « Gogoro 2 » plus grand et plus confortable que son condisciple. Et qui constituera l’essentiel de la flotte après son déploiement total, actuellement en cours. Au total, ce seront  1 700 véhicules COUP qui seront accessibles à Paris.

Tisser sa toile dans tout Paris

Une manière d’agrandir de manière significative sa zone d’influence dans la totalité des moindres recoins de la capitale, chose que sa flotte actuelle de 600 montures ne lui permettait pas. « Actuellement, nous couvrons 70% de Paris. Mais nous espérons bientôt, forts de ce déploiement, couvrir l’ensemble de la ville et même quelques communes limitrophes », abonde Maureen Houel. En attendant, les usagers ne s’y sont pas trompés, eux qui sollicitent un service qui confère une certaine forme de liberté, et surtout qui permet de ne plus être tributaire des embouteillages et de la congestion routière. Même si au regard de leur motorisation, l’accès au périphérique pour les engins de 50cm3 est formellement interdit. Mais COUP est essentiellement sollicité pour les courts trajets avec, cela va de soi, des pics de trafic le matin et en fin de journée, mais aussi pour « faire des sauts de puce » d’un rendez-vous à un autre.

« Le trajet moyen dure environ 17 minutes et notre service est utilisé par une majorité d’hommes, peu ou prou 80%-20% en proportion. L’utilisateur lambda est âgé de 25-35 ans en moyenne », développe la responsable de COUP dans l’Hexagone. Une précision bienvenue car, en effet, le service a vu le jour à Berlin, couvé par le géant industriel de renommée mondiale Bosch. Mais COUP peut se targuer de disposer d’une véritable autonomie au sein de cette immense structure. Comme une véritable start-up finalement. « Ils fonctionnent avec nous comme des investisseurs finalement et décident au début de chaque exercice du montant qu’ils injecteront dans notre capital », décrit la responsable qui n’en dira pas davantage sur le volet « chiffres ». Présente à Berlin et Paris avant « l’ouverture de Madrid au mois d’août », COUP espère profiter de l’été pour séduire de nouveaux adeptes. Surtout au regard de son fonctionnement « 24H/24 » qui diffère de principal concurrent dans l’Hexagone, le français CityScoot. « Ce n’est pas notre principale plus-value mais cela permet d’offrir une alternative aux Noctiliens et VTC », souligne Maureen Houel. A la veille de son premier anniversaire, COUP regarde sereinement vers l’horizon.